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Des ef­fets in­di­rects sur le mar­ché de la drogue

Le Parisien (Paris) - - FAITS DIVERS - Un haut fonc­tion­naire STÉ­PHANE SEL­LA­MI

C’est une des consé­quences in­at­ten­dues de l’état d’ur­gence et de la fer­me­ture des fron­tières à l’oc­ca­sion de la te­nue de la COP21 en France. Les tra­fics en tous genres et no­tam­ment de drogue pour­raient être du­ra­ble­ment em­pê­chés. « La com­bi­nai­son in­édite de ces deux si­tua­tions semble gê­ner les tra­fi­quants de drogue, et no­tam­ment ceux qui pri­vi­lé­gient la ré­sine de can­na­bis en gros, sou­ligne un en­quê­teur spé­cia­li­sé. En ce mo­ment, faire en­trer de grosses quan­ti­tés de ha­schisch sur le ter­ri­toire est plus com­pli­qué. » Par ailleurs, les per­qui­si­tions ad­mi­nis­tra­tives dé­ci­dées dans le cadre de l’état ur­gence obligent les tra­fi­quants à se mon­trer en­core plus pru­dents qu’à l’ac­cou­tu­mée. « Per­sonne n’est à l’abri avec ces per­qui­si­tions ad­mi­nis­tra­tives, es­time un haut fonc­tion­naire. Tout le monde peut-être vi­sé et les do­mi­ciles de nour­rices ser­vant de lieu de sto­ckage pour la drogue ou les armes peuvent être contrô­lés à tout mo­ment. » De quoi créer une pé­nu­rie en ma­tière d’offre de stu­pé­fiants ? « Si cette si­tua­tion de­vait per­du­rer, ce­la pour­rait ar­ri­ver, es­time un ob­ser­va­teur de ter­rain. Main­te­nant, même si on n’en est pas en­core là, le mar­ché du tra­fic de drogue com­mence à se dur­cir. Le fait d’avoir moins de pro­duit dis­po­nible va at­ti­ser la concur­rence et les prix vont mon­ter. Les tra­fi­quants vont de­voir vivre sur leurs stocks, s’ils en ont. »

« Les do­mi­ciles de nour­rices ser­vant de lieu de sto­ckage pour la drogue ou les armes peuvent être contrô­lés

à tout mo­ment»

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