« Le vrai tra­vail, c’est com­ment mieux en­traî­ner nos jeunes »

Le Parisien (Paris) - - SPORTS -

UN MOIS ET DE­MI après la triste éli­mi­na­tion des Bleus face à la Nou­velle-Zé­lande (62-13) en quarts de fi­nale de la Coupe du monde, Di­dier Re­tière, 47 ans, nous a re­çus dans un sa­lon de Mar­cous­sis. En poste de­puis un an, l’an­cien ad­joint de Marc Liè­vre­mont livre une vi­sion sans con­ces­sion sur la si­tua­tion du rug­by fran­çais. N’est-ce pas dom­mage d’avoir at­ten­du la dé­route face aux All Blacks pour se pen­cher sur les maux du XV de France ? DI­DIER RE­TIÈRE. C’est vrai que les in­ter­ro­ga­tions étaient dé­jà là en 2011, mal­gré la place de fi­na­liste en Coupe du monde. Le gros pro­blème, c’est que plus on va tra­vailler sur les jeunes, plus on va al­ler sur des ré­formes de fond qui met­tront long­temps à payer. Or, mal­heu­reu­se­ment avec l’équipe de France, on est sou­vent dans l’ins­tan­ta­né. On a du mal à se dire : il nous fau­dra peu­têtre trois-quatre ans pour re­ve­nir au haut ni­veau. Quel est le prin­ci­pal pro­blème de notre rug­by ? Le vrai tra­vail, c’est com­ment mieux en­traî­ner nos jeunes. Par­fois, on voit des co­lonnes de ga­mins qui vont per­cu­ter des bou­cliers ou qui touchent le bal­lon une fois toutes les quatre-cinq mi­nutes… Ce qui est très par­ti­cu­lier aus­si, dans les écoles de rug­by, c’est que par­mi ces en­fants, 99 % se­ront des joueurs ama­teurs. Et puis, au mi­lieu, il y a un fu­tur joueur de l’équipe de France.

Centre na­tio­nal de rug­by (Mar­cous­sis), le 13 no­vembre. Di­dier Re­tière, le di­rec­teur tech­nique na­tio­nal, veut créer une dy­na­mique au­près des jeunes joueurs.

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