Yann Lo­rin se fraie un che­min

Avec TES­SY DU MOU­LIN, l’ap­pren­ti Yann Lo­rin ten­te­ra de pour­suivre la bonne sé­rie de résultats qu’il a ob­te­nus ces der­niers mois.

Le Parisien (Paris) - - SPORT HIPPIQUE - KÉ­VIN RO­MAIN

IL N’EST JA­MAIS SIMPLE de s’im­po­ser dans une écu­rie lors­qu’on est ap­pren­ti. En­core moins lors­qu’on se re­trouve chez un en­traî­neur comme Fa­brice Sou­loy. Pour­tant, de­puis le dé­but de l’an­née, c’est exac­te­ment ce qu’ar­rive à réa­li­ser Yann Lo­rin. A 21 ans, il compte 39 suc­cès, dont 20 ac­quis cette an­née. « C’est évi­dem­ment ma plus belle an­née, concède l’in­té­res­sé. J’ai cou­ru de fa­çon ré­gu­lière et ce­la m’a per­mis de pro­gres­ser, de prendre confiance. » Et sur­tout de ga­gner la confiance de Fa­brice Sou­loy. « Ce­la fait cinq ans que je suis chez lui. Je n’ai pas connu d’autre pa­tron. Je m’oc­cupe des pou­lains à l’écu­rie et j’es­père sim­ple­ment que cette si­tua­tion puisse du­rer le plus long­temps pos­sible. Lorsque je cours, il ne me donne pas spé­cia­le­ment d’ordres. Ce n’est pas un grand ba­vard mais j’ima­gine que jusque-là, il est sa­tis­fait de mon tra­vail. » Les résultats ob­te­nus par le jeune ap­pren­ti plaident en sa fa­veur, si bien qu’il est dé­sor­mais ap­pe­lé ré­gu­liè­re­ment par d’autres en­traî­neurs. Il faut éga­le­ment no­ter qu’il n’al­terne pas les deux dis­ci­plines et, que bien sou­vent, il est obli­gé de dri­ver face aux pro­fes­sion­nels. « Ce­la te fa­çonne, in­dique-t-il. Je crois que, sur l’en­semble de mes vic­toires, la moi­tié seule­ment ont été ac­quises en ap­pren­ti. » Dans une car­rière, il y a des vic­toires qui comptent plus que d’autres. Pour Yann Lo­rin, la jour­née du 11 oc­tobre res­te­ra gra­vée long­temps dans sa mé­moire puis­qu’il si­gnait une belle vic­toire dans un Groupe II, à Tou­louse, où il de­van­çait ROI DU LU­PIN. « Je me suis re­trou­vé au sul­ky de PASCIA’ LEST par un concours de cir­cons­tances, ex­plique-t-il. Franck Ni­vard ne pou­vait pas al­ler le dri­ver et Ro­ber­to An­dre­ghet­ti était pris en Ita­lie. Du coup, Fa­brice m’a de­man­dé de me mettre au sul­ky et ce­la s’est conclu par une vic­toire.Ce fut un grand mo­ment. » De­puis ce suc­cès, l’ap­pren­ti a pris une autre di­men­sion. « J’ai en­chaî­né les suc­cès, pour­suit-il. Il y a eu TES­SY DU MOU­LIN à Vin­cennes quelques jours après, mais aus­si BEA THO­RIS et RUTH REERSTRUP. »

La fin d’an­née ar­rive à grand pas et les ob­jec­tifs à ve­nir res­tent très simples. « Je suis ac­tuel­le­ment troi­sième du chal­lenge des ap­pren­tis at­te­lé et j’es­père conso­li­der cette place. Si je dois voir plus loin, j’es­père sim­ple­ment conti­nuer à être as­so­cié à de très bons che­vaux et cou­rir des courses de Groupes. J’ap­pré­cie au­tant d’al­ler aux courses que d’être le ma­tin dans la cour, à mettre au point les pou­lains. Pour l’ins­tant, je n’ai pas ré­flé­chi à la suite de ma car­rière. Il me reste une di­zaine de courses avant de pas­ser pro­fes­sion­nel mais, pour le mo­ment, je n’en­vi­sage pas de m’ins­tal­ler. » Dans ce quin­té, il se­ra as­so­cié à TES­SY DU MOU­LIN. « C’est la ju­ment de mon père. Elle au­rait ter­mi­né bien plus près la der­nière fois si j’avais pris les bonnes dé­ci­sions. Elle dé­tient une chance pour fi­nir dans le quin­té. »

« Un concours de cir­cons­tances »

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