Des comptes pas si Ni­ckel

Ces comptes qu’on peut ou­vrir très fa­ci­le­ment chez un bu­ra­liste avec sa carte d’iden­ti­té sont sur­veillés de près par la cel­lule an­ti­blan­chi­ment du mi­nis­tère des Fi­nances.

Le Parisien (Paris) - - ÉCONOMIE -

LES COMPTES Ni­ckel sont dans le vi­seur de Trac­fin. « Il y a de nou­veaux ins­tru­ments de paie­ment qui ont été créés et qui mé­ritent de ren­trer dans nos ra­dars », a confir­mé hier Bru­no Dalles, pa­tron de cette cel­lule de Ber­cy char­gée de lut­ter contre le blan­chi­ment d’ar­gent et le fi­nan­ce­ment du ter­ro­risme. Le com­men­taire vi­sait d’abord les cartes pré­payées, pour les­quelles de nou­velles obli­ga­tions ont été mises en place, mais il au­ra aus­si un im­pact sur les comptes Ni­ckel.

Ces comptes qui s’ouvrent chez les bu­ra­listes ont dé­jà conquis plus de 190 000 clients et taillent des crou­pières aux banques clas­siques. Compte Ni­ckel vise le mil­lion de clients d’ici à 2018. Le prin­cipe est en­fan­tin : tout se passe au bu­reau de ta­bac (le bu­ra­liste per­çoit une com­mis­sion de 3 € par ou­ver­ture de compte), le client scanne une co­pie de sa pièce d’iden­ti­té, signe et verse 20 € de frais ban­caires pour toute l’an­née. En échange, il re­çoit le ser­vice ban­caire mi­ni­mal : une carte Mas­terCard, un RIB, un ser­vice clients sur In­ter­net.

(LP/Ar­naud Du­mon­tier.)

A par­tir de jan­vier 2016, les comptes Ni­ckel se­ront in­té­grés au fi­chier qui per­met de re­cen­ser les comptes de toute na­ture et de four­nir des in­for­ma­tions à la po­lice ou à la jus­tice.

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