De sa mère meur­trière

Lors de la pre­mière jour­née du pro­cès en ap­pel de Jac­que­line Sau­vage, une femme bat­tue qui a tué son ma­ri violent, l’aî­née des en­fants a ra­con­té le huis clos fa­mi­lial.

Le Parisien (Paris) - - FAITS DIVERS - Blois (Loir-et-Cher) De notre en­voyée spé­ciale

ELLE EST PRESQUE à bout de souffle, parle sans s’ar­rê­ter, comme si le temps était comp­té. A la barre, Syl­vie Ma­rot lâche tout, comme ça vient : les coups, les co­lères, les vio­lences sexuelles de son père, « pour vous dé­mon­trer ce que ma­man a su­bi », a-t-elle pré­ci­sé aux ju­rés de la cour d’as­sises du Loir-et-Cher quelques ins­tants plus tôt. De­puis le box des ac­cu­sés, sa mère, Jac­que­line Sau­vage, l’écoute, éprou­vée. Condam­née à dix ans de pri­son l’an der­nier, cette femme de 67 ans est ju­gée en ap­pel pour l’as­sas­si­nat de son ma­ri, Nor­bert, abat­tu au fu­sil de chasse le 10 sep­tembre 2012 dans leur mai­son de La Selle-sur-le-Bied (Loi­ret), point d’orgue de qua­ran­te­sept ans d’une vie com­mune faite d’hu­mi­lia­tions et de vio­lences.

Blois (Loir-et-Cher), hier.

Le pro­cès en ap­pel de Jac­que­line Sau­vage (ci-des­sus avec son avo­cate), meur­trière de son ma­ri, a com­men­cé avec le té­moi­gnage de leur fille, Syl­vie. Elle a dé­peint le quo­ti­dien fait de vio­lence pour ex­pli­quer le geste de sa mère.

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