L’ex­cep­tion fran­çaise

Le Parisien (Paris) - - LE FAIT DU JOUR - ALINE GÉ­RARD

D’UN PAYS À L’AUTRE, même au sein de l’Union eu­ro­péenne, la loi dif­fère en ma­tière de conser­va­tion de ses propres ovo­cytes.

nEn France

L’au­to­con­ser­va­tion des ovo­cytes est au­to­ri­sée uni­que­ment pour rai­sons mé­di­cales dans le cas de trai­te­ments (chi­mio­thé­ra­pie…) « sus­cep­tibles d’al­té­rer la fer­ti­li­té ». Un dé­cret du 15 oc­tobre 2015 a néan­moins entre ou­vert la porte à la conser­va­tion « so­cié­tale » des ovo­cytes : dé­sor­mais, quand une femme fait don de ses ovo­cytes, elle peut en conser­ver une par­tie. Mais elle ne dis­pose pas pour au­tant d’un droit à la conser­va­tion. Ses ovo­cytes sont prio­ri­tai­re­ment ré­ser­vés aux couples in­fer­tiles. Ce n’est que s’il en reste qu’elle pour­ra les uti­li­ser à son pro­fit. Ce­pen­dant, les femmes qui ont re­cours à cette pra­tique à l’étran­ger ne risquent pas de pour­suites ju­di­ciaires. A l’in­verse, les hommes, eux, peuvent plus fa­ci­le­ment conge­ler leur sperme pour en­fan­ter ul­té­rieu­re­ment. C’est le cas avant une va­sec­to­mie à des fins contra­cep­tives, par exemple.

nEn Eu­rope

L’Espagne, la Grande-Bre­tagne, l’Ita­lie, la Bel­gique et les Pays-Bas per­mettent la cryo­con­ser­va­tion des ovo­cytes pour re­cu­ler l’âge de la ma­ter­ni­té. En Bel­gique, ce­la est pos­sible jus­qu’à 47 ans. En Espagne, jus­qu’à 50 ans.

nEt ailleurs dans le monde

Le Ca­na­da, le Ja­pon, Is­raël et le Bré­sil au­to­risent eux aus­si la congé­la­tion des ovo­cytes pour soi­même, tout comme les Etats-Unis. Là-bas, de­puis deux ans, les deux géants de la Si­li­con Val­ley, Fa­ce­book et Apple, ont in­té­gré dans la cou­ver­ture mé­di­cale de leurs em­ployées la prise en charge jus­qu’à 20 000 $ (16 000 €) des frais de congé­la­tion de leurs ovo­cytes afin qu’elles n’aient plus for­cé­ment à choi­sir entre leur car­rière et faire un bé­bé.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.