Faut-il an­nu­ler les fes­ti­vi­tés du 31 dé­cembre ?

Le Parisien (Paris) - - SOCIÉTÉ -

Cé­sar Sch­wartz

26 ans, as­sis­tant res­pon­sable d’af­faires Clamart (92) « Non, si ce­la est lié aux ré­cents évé­ne­ments. La pro­ba­bi­li­té qu’il se passe quelque chose est très faible et si c’est le cas, ça se­ra alors du au mau­vais en­droit au mau­vais mo­ment. C’est l’aléa des grandes villes, il est tou­jours plus fa­cile pour des ter­ro­ristes de ci­bler des ca­pi­tales comme Pa­ris. C’est un peu fa­ta­liste, mais on ne peut pas tout le temps faire at­ten­tion. »

Elo­die Col­lin

38 ans, bio­lo­giste Pa­ris (XVIIIe) « Oui, je trou­ve­rais per­ti­nent que la mai­rie de Pa­ris prenne cette dé­ci­sion. Ce n’est pas le mo­ment de faire de tels re­grou­pe­ments. Per­son­nel­le­ment, je ne m’y ren­drai pas. Il faut res­ter pru­dent ces temps-ci. Ce genre d’évé­ne­ments pour­rait créer des mou­ve­ments de pa­nique, comme ceux qui se sont pro­duits place de la Ré­pu­blique quelques jours après les at­ten­tats. »

Oli­vier Samson

46 ans, chauf­feur rou­tier Le Luc (83) « Je suis contre, il faut main­te­nir les fes­ti­vi­tés. Il est bien sûr im­por­tant de se sou­cier de la sécurité de ce genre de grands évé­ne­ments, mais les Fran­çais et les tou­ristes doivent conti­nuer à me­ner une vie nor­male. Je passe une se­maine de va­cances à Pa­ris pour le concert de John­ny Hal­ly­day avec mon épouse. Mal­gré ce qui se passe, c’était im­por­tant de main­te­nir notre ve­nue dans la ca­pi­tale. »

Bé­né­dicte Bes­son

62 ans, re­trai­tée Ville­preux (78) « Je suis par­ta­gée. Du point de vue de la sécurité, est-ce ju­di­cieux de ve­nir ? Il faut res­ter vi­gi­lant. D’un autre cô­té, je me dis que ça ne chan­ge­rait rien. Est-ce que les gens ont tou­jours peur quand ils se rendent à New York ou à Djer­ba, villes qui ont aus­si connu des at­ten­tats ? Je n’ai pas en­vie de don­ner rai­son aux ter­ro­ristes. Ils se­raient les pre­miers contents en cas d’an­nu­la­tion des fes­ti­vi­tés. »

Jean-Luc De­vers

47 ans, com­mer­çant Pa­ris (XVIIIe) « Hors de ques­tion. Cette pa­ra­noïa doit ces­ser. Les Fran­çais sont des gens qui vont de l’avant, et ce­la doit donc conti­nuer ! Jacques Mes­rine di­sait dans son tes­ta­ment : il faut vivre, tu sais. C’est la vie, c’est notre des­tin. C’est triste à dire mais nous n’en sommes pas à notre pre­mier at­ten­tat. Les Pa­ri­siens ont dé­jà vé­cu ceux de Saint-Mi­chel en 1995, et pour­tant la vie a conti­nué… »

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