Bra­vo la po­lice !

Cy­ril, po­li­cier mu­ni­ci­pal, a été sa­cré meilleur pâ­tis­sier, hier soir sur M 6. Il nous confie ses pre­mières ré­ac­tions.

Le Parisien (Paris) - - TÉLÉVISION ET MÉDIAS - Pro­pos recueillis par HÉ­LÈNE BRY

UN CY­RIL peut en ca­cher un autre. Sous l’oeil bien­veillant de Li­gnac, c’est l’autre Cy­ril, po­li­cier mu­ni­ci­pal de 38 ans, qui a été sa­cré meilleur pâ­tis­sier, hier soir sur M 6. Alors, heu­reux ? CY­RIL. Aux anges ! Et mes en­fants, Nathan, 5 ans, et Léo, 7 ans, sont ex­ci­tés comme des puces. Par­fois, je suis obli­gé de les cal­mer si­non ils pas­se­raient leur temps à pâ­tis­ser. Un po­li­cier mu­ni­ci­pal pâ­tis­sier, ça n’est pas com­mun… Je suis po­li­cier mu­ni­ci­pal à Pes­sac, et avant ce­la à Bor­deaux. Et je fais de la pâ­tis­se­rie 3 ou 4 fois par se­maine chez moi, de­puis quatre ou cinq ans. Peu à peu, j’ai in­ves­ti dans du ma­té­riel de plus en plus per­fec­tion­né. Et j’ai cher­ché sur In­ter­net des cours de pâ­tis­se­rie, des re­cettes. Comme quoi on peut ap­prendre tout seul. Pour­quoi, à la base, vous êtes­vous lan­cé dans les gâ­teaux ? J’en avais marre des pâ­tis­se­ries ar­chi­su­crées qu’on trouve dans les pe­tites bou­tiques. Du coup, j’ai com­men­cé à ar­pen­ter les pâ­tis­se­ries de luxe, à ache­ter un as­sor­ti­ment de gâ­teaux, à les pho­to­gra­phier chez moi et à es­sayer de les re­pro­duire à l’iden­tique. Je me di­sais : s’ils y ar­rivent, pour­quoi pas moi ? Ma femme a long­temps joué le rôle de goû­teuse of­fi­cielle, et mes col­lègues aus­si… Vous pré­pa­rez sou­vent des gâ­teaux pour vos col­lègues ? A Bor­deaux, je tra­vaillais un wee­kend sur trois. Et si un jour j’ar­ri­vais sans le des­sert, les col­lègues fai­saient la tête. Et de­puis que je par­ti­cipe au « Meilleur Pâ­tis­sier », c’est en­core pire : ils me ré­clament tout le temps des gâ­teaux ! Il va y avoir des pro­blèmes de poids au com­mis­sa­riat ? Pas de risque, car nous sommes une bri­gade à VTT ; du coup, on éli­mine les pâ­tis­se­ries… De quels gâ­teaux êtes-vous le plus fier ? Peut-être mon ti­ra­mi­su, car c’est un gâ­teau hy­per­tech­nique et que j’adore tra­vailler le cho­co­lat. Mon gâ­teau gla­cé en fi­nale aus­si m’a va­lu de très beaux com­pli­ments de Phi­lipe Con­ti­ci­ni qui res­te­ront gra­vés à vie. Si je suis ve­nu au « Meilleur Pâ­tis­sier », c’est aus­si pour ren­con­trer des gens ex­cep­tion­nels… C’est un concours pour la gloire, sans ar­gent à la clé, mais on y ap­prend beau­coup… La seule chose à ga­gner, ce sont des ren­contres hu­maines for­mi­dables. Et j’ai ap­pris en sept se­maines ce que j’au­rais ap­pris en plu­sieurs an­nées dans des livres. Et puis il y a mon propre livre*. J’ai vrai­ment eu carte blanche, et j’y ai mis tout ce que j’aime en pâ­tis­se­rie.

« Nous sommes une bri­gade à VTT ; du coup, on éli­mine les pâ­tis­se­ries… »

* Le livre de pâ­tis­se­rie de Cy­ril sort de­main chez M 6 Edi­tions. 15 €.

(Do­cu­ments M 6.)

Cy­ril le po­li­cier a brillé dans toutes les épreuves de la fi­nale, no­tam­ment avec ce saint-ho­no­ré qua­li­fié de «par­fait» par la gour­mande Mer­cotte (en bleu).

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