NF­ran­çoise

Le Parisien (Paris) - - SOCIÉTÉ - Pro­pos recueillis par CH.B.

Co­chet pré­side l’As­so­cia­tion de pa­rents d’en­fants ac­ci­den­tés par stran­gu­la­tion (Apeas)*. Il y a quinze ans, son fils de 13 ans en dé­cé­dait. Que pen­sez-vous des résultats de cette étude ? FRAN­ÇOISE CO­CHET. Ils ne m’étonnent ab­so­lu­ment pas. Les jeux d’éva­nouis­se­ment sont tel­le­ment ta­bous, au pré­texte qu’ils ont tou­jours exis­té, qu’il y a très peu d’en­quêtes sur le su­jet. Mais nous sa­vons, par les té­moi­gnages que nous re­ce­vons, que ces pra­tiques sont mal­heu­reu­se­ment fré­quentes. Quelles sont les consé­quences de ces jeux sur la san­té ? Ils font ra­len­tir le coeur anor­ma­le­ment, et le cer­veau souffre parce qu’il n’a plus as­sez d’oxy­gène et trop de CO2. Des en­fants peuvent être han­di­ca­pés à vie, faire un ar­rêt car­diaque ou un trau­ma crâ­nien quand ils tombent en s’éva­nouis­sant. Cette an­née, nous avons eu connais­sance de cinq décès d’en­fants à cause de ces jeux. Ils avaient 10, 11 et 13 ans. Com­ment pré­ve­nir ? Ce­la ne sert à rien de sim­ple­ment dire à l’en­fant que c’est dan­ge­reux. Il faut qu’il ra­conte ce qu’il connaît, et qu’on lui ex­plique concrè­te­ment les consé­quences du manque d’oxy­gène sur le corps hu­main. La pré­ven­tion est la clé : il fau­drait que l’Etat s’en­gage sur cette cause de fa­çon beau­coup plus im­por­tante.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.