« Ça passe ou ça casse »

Ales­san­dra Su­blet ar­rive of­fi­ciel­le­ment ce soir sur la Une, où elle anime une grande émis­sion de va­rié­tés pour les 30 ans de Ber­cy.

Le Parisien (Paris) - - TÉLÉVISION ET MÉDIAS - Pro­pos recueillis par CA­RINE DI­DIER

ON NE L’AT­TEN­DAIT PAS for­cé­ment sur TF 1 pour pré­sen­ter une soi­rée an­ni­ver­saire. Ce soir, Ales­san­dra Su­blet sau­te­ra dans le grand bain de la Une en di­rect de l’Ac­corHo­tels Are­na pour cé­lé­brer les 30 ans de la grande salle de Ber­cy lors d’un concert à la dé­me­sure de la plus grande salle de spec­tacle de France. L’ani­ma­trice, trans­fuge de France Té­lé­vi­sions — elle ani­mait la sai­son der­nière « Un soir à la tour Eif­fel » sur la Deux — y re­ce­vra une tren­taine d’ar­tistes dont Ky­lie Mi­nogue, Seal, Pa­trick Bruel, Za­zie, Pas­cal Obis­po, Kend­ji Gi­rac, Ca­lo­ge­ro, M.Po­ko­ra, Louane ou Do­ro­thée qui s’est pro­duite 59 fois dans l’en­ceinte… Ils chan­te­ront en so­lo ou réa­li­se­ront des duos in­édits. Avec une même vo­lon­té : mon­trer que le show conti­nue trois se­maines après les at­ten­tats. In­ter­view. Juste avant de vous lan­cer en di­rect sur TF 1, com­ment vous sen­tez-vous ? ALES­SAN­DRA SU­BLET. Plus que de me faire peur, ça me grise que l’on me fasse confiance sur un évé­ne­ment de cette en­ver­gure. Nous avons in­vi­té des ar­tistes sou­vent pas­sés à Ber­cy et d’autres qui n’y ont ja­mais chan­té. Je n’avais ja­mais en­core pré­sen­té un tel show de­vant 16 000 per­sonnes dans la salle. Ce genre de soi­rée fai­sait-il par­tie de votre contrat avec TF 1 ? On a si­gné pour une se­conde par­tie de soi­rée ; mais ce se­rait bête de se pri­ver de prime times évé­ne­men­tiels. Après Ber­cy, j’ani­me­rai en dé­but d’an­née « la Grande His­toire de la té­lé­vi­sion » pour fê­ter les 40 ans de l’INA (Ins­ti­tut na­tio­nal de l’au­dio­vi­suel). Des ani­ma­teurs de toutes les chaînes se­ront là. Vous aviez l’im­pres­sion d’être à l’étroit sur France 2 ? Je n’ai pas si­gné pour une deuxième an­née sur France 2 car je n’avais plus les mêmes en­vies que la chaîne en deuxième par­tie de soi­rée. Comme ils don­naient la prio­ri­té à Fré­dé­ric Lo­pez avec « Fo­lie pas­sa­gère », ils vou­laient que je fasse un pro­gramme dif­fé­rent, en im­mer­sion. Je n’avais plus la même li­ber­té pour pro­po­ser quelque chose qui me res­semble. Vous êtes vous sen­tie bles­sée ? Non. Mais je me suis dit que rien n’était ga­gné. Ce n’est pas parce qu’on a me­né d’une main de fer un vais­seau comme « C à vous » pen­dant quatre ans (NDLR : qu’elle a ani­mé sur France 5) et contri­bué au suc­cès de cette tranche de dé­but de soi­rée que les choses sont ac­quises. Beau­coup d’ani­ma­teurs se plaignent d’être en­fer­més dans des cases. Se­lon moi, on s’en­ferme quand on com­mence à dire oui à tout, quand on ac­cepte d’être can­ton­né à un exer­cice qui n’est pas fait pour vous. Je prends peut-être des risques car ce n’est ja­mais simple de re­par­tir de zé­ro. Mais c’est pour al­ler cher­cher ce qui m’éclate. La té­lé­vi­sion est un mé­tier de plai­sir. J’ai be­soin de faire pas­ser mon na­tu­rel et ma spon­ta­néi­té. Si le pro­gramme ne me le per­met pas, c’est très com­pli­qué. Votre spon­ta­néi­té col­le­ra-t-elle avec TF 1 ? Quand on ar­rive, il faut ac­cep­ter de re­faire ses preuves. J’aime cette sen­sa­tion d’avoir un nou­veau car­table pour re­tour­ner dans une nou­velle école. La rai­son pre­mière qui m’a fait ve­nir sur TF 1, c’est d’in­té­grer la pre­mière chaîne d’Eu­rope. A un mo­ment, on a en­vie de se frot­ter aux plus grandes au­diences. Nous tra­vaillons sur une émis­sion de deuxième par­tie de soi­rée. Un di­ver­tis­se­ment avec des in­vi­tés qu’on n’a moins l’ha­bi­tude de voir sur TF 1. Après, ça passe ou ça casse. Et je dé­ve­loppe des pro­jets pour d’autres chaînes du groupe. J’es­saie d’être la plus créative pos­sible. Vous se­rez, dans « C à vous » sur France 5, in­vi­tée à un dî­ner de Noël. Le suc­cès de l’émis­sion vous fait-il plai­sir ? Evi­dem­ment ! « C à vous » tra­vaille de fa­çon construc­tive sur la même ligne de­puis le dé­but : l’ama­bi­li­té, le sou­rire, le temps de pa­role. En pé­riode d’ac­tua­li­té forte, Anne-So­phie La­pix a toute la cré­di­bi­li­té pour la trai­ter. Elle em­piète sur les plates-bandes du « Grand Jour­nal ». Nous, on s’est bat­tus quatre ans pour exis­ter face à cette énorme ma­chine de Ca­nal +. Au­jourd’hui, celle-ci s’est af­fai­blie. Re­gar­dez-vous « Fo­lie pas­sa­gère » qui a rem­pla­cé « Un soir à la tour Eif­fel » sur France 2 le mer­cre­di soir ? Je ne peux pas être ob­jec­tive quand je re­garde ce pro­gramme car il est ve­nu rem­pla­cer « Un soir à la tour Eif­fel » ! C’est dif­fé­rent de ce que je fai­sais et il y avait de la place pour nous deux. En tant que té­lé­spec­ta­trice, ce n’est pas ma came. Il faut ce­pen­dant le re­con­naître : Fré­dé­ric Lo­pez est l’un des rares ani­ma­teurs­pro­duc­teurs qui crée.

« Je n’avais plus la même li­ber­té pour pro­po­ser

quelque chose qui me res­semble » « Je prends peut-être des risques car ce n’est ja­mais simple de re­par­tir de zé­ro »

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