NDans

Grâce à ses images, les se­cours ont ga­gné en ef­fi­ca­ci­té

Le Parisien (Paris) - - PARIS - C.C.

le lan­gage des pom­piers, ce­la s’ap­pelle un « re­tex », un re­tour sur ex­pé­rience. Hier ma­tin, trois se­maines après les at­ten­tats, les sol­dats du feu ont ren­du des comptes au mi­nis­tère de la Dé­fense sur ce qui a été pour eux « la plus grosse in­ter­ven­tion de se­cours que les pom­piers ont eu à trai­ter de­puis les at­ten­tats des an­nées 1980 ». Lors d’une confé­rence, de­vant un par­terre de jour­na­listes et de gra­dés des ar­mées de l’air et de terre, le gé­né­ral Phi­lippe Bou­ti­naud, com­man­dant de la bri­gade de sa­peurs-pom­piers de Pa­ris (BSPP), a dé­rou­lé plu­sieurs chiffres. La nuit des at­ten­tats, 430 pom­piers — dont 21 équipes mé­di­cales — équi­pés de 125 en­gins, ont été mo­bi­li­sés sur le Stade de France, les ter­rasses des ca­fés et le Ba­ta­clan, cibles des ter­ro­ristes.

257 bles­sés par balles pris en charge

Au to­tal, 381 vic­times, dont 257 bles­sés par balles, ont été prises en charge. C’est sans comp­ter les in­ter­ven­tions du Samu et des as­so­cia­tions comme la Croix-Rouge… « Ce soir-là, les gens qui se sont fou­lé la che­ville, on ne s’en est pas oc­cu­pé », as­sume Phi­lippe Bou­ti­naud. Ce fu­neste 13 no­vembre a aus­si été fil­mé par le « groupe image » de la BSPP, onze pom­piers ca­me­ra­men et pho­to­graphes dont sept opé­ra­teurs de garde en per­ma­nence. « Ils in­ter­viennent dans les opé­ra­tions sin­gu­lières et im­por­tantes », dé­taille le ca­pi­taine Guillaume Fresse, porte-pa­role de la BSPP. Leurs images et vi­déos servent aux mé­dias, qui ne peuvent pas ap­pro­cher des pé­ri­mètres de sécurité « pour rendre compte de l’ac­tion » des pom­piers mais aus­si et sur­tout aux re­tex in­ternes « pour amé­lio­rer les pro­cé­dures ».

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