« Nous fe­rons cam­pagne jus­qu’au bout »

Tête de liste PS aux élec­tions

Le Parisien (Paris) - - PARIS - Pro­pos recueillis par CH­RIS­TINE HEN­RY

Ma­rie-Pierre de la Gon­trie, DE RE­TOUR sur le ter­rain de­puis le week-end der­nier, Ma­rie-Pierre de la Gon­trie, tête de liste PS à Pa­ris et élue à la ré­gion de­puis 1998, conti­nue de battre le pa­vé pour mo­bi­li­ser avant le pre­mier tour, di­manche. Les son­dages donnent le PS per­dant alors que la gauche est à la tête de la ré­gion de­puis 17 ans. Com­ment ex­pli­quez-vous ce­la ? MA­RIE-PIERRE DE LA GON­TRIE. D’abord, les son­dages montrent qu’on est au coude à coude avec la droite. En­suite, la cam­pagne se dé­roule dans un contexte in­édit et je ne suis pas cer­taine que les ins­ti­tuts de son­dage soient ca­pables de me­su­rer les in­ten­tions de vote après le choc qu’on a su­bi. Moi, ce que je constate après avoir sus­pen­du la cam­pagne pen­dant deux se­maines en rai­son des at­ten­tats, c’est que les Pa­ri­siens sont mo­bi­li­sés et portent un in­té­rêt à nos pro­po­si­tions. Alors, on fait cam­pagne jus­qu’au bout. Crai­gnez-vous une per­cée du FN ? La droite ne sem­blant pas en si­tua­tion de faire des pro­po­si­tions très convain­cantes pour ré­pondre aux in­quié­tudes des Pa­ri­siens, je pense en ef­fet qu’une par­tie de son élec­to­rat hé­site. C’est ce qui ex­plique d’ailleurs la droi­ti­sa­tion de Va­lé­rie Pé­cresse au fil de la cam­pagne. Je la connais­sais conser­va­trice, je la dé­couvre ré­ac­tion­naire. Des voix à gauche s’in­ter­rogent sur le pro­lon­ge­ment de l’état d’ur­gence et la dé­chéance de la na­tio­na­li­té. Qu’en pen­sez-vous ? Est-ce une at­teinte aux droits de l’homme ? C’était la bonne ré­ponse à ce mo­ment. J’au­rais été par­le­men­taire, je l’au­rais vo­té sans état d’âme. Vos pro­po­si­tions sont lar­ge­ment pas­sées in­aper­çues à cause des at­ten­tats. Si vous de­viez en mettre seule­ment deux en avant, les­quelles choi­si­riez-vous ? Je par­le­rais de nos pro­po­si­tions en fa­veur de la sécurité. Contrai­re­ment à ce qu’af­firme la droite, nous avons été très ac­tifs dans ce do­maine. Nous avons dé­pen­sé plus de 500 M€ de­puis que nous sommes élus. Dès sep­tembre, nous avons dé­ve­lop­pé un plan pour la sécurité dans les trans­ports et pro­po­sé aus­si des ini­tia­tives toutes simples, comme la pré­sence d’un nu­mé­ro d’ur­gence sur tous les titres de trans­port ou d’un wa­gon pla­cé sous vi­déo­sur­veillance dans chaque rame. La lutte contre la pol­lu­tion est l’autre vo­let phare. Les Pa­ri­siens at­tendent des ac­tions fortes car c’est une ques­tion de san­té pu­blique. C’est pour­quoi nous sommes fa­vo­rables à la sor­tie du die­sel, avec une prime à la casse pour le rem­pla­ce­ment des vé­hi­cules pol­luants, au dé­ve­lop­pe­ment des éner­gies re­nou­ve­lables et au co­voi­tu­rage.

La can­di­date so­cia­liste aux ré­gio­nales et pre­mière vice-pré­si­dente de la ré­gion va ten­ter de mo­bi­li­ser les Pa­ri­siens sur la sécurité et la lutte contre la pol­lu­tion.

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