Condam­née pour avoir gi­flé son en­fant

Le Parisien (Paris) - - FAITS DIVERS - Ver­sailles (Yve­lines) Au­drey, la mère de l’en­fant, pour jus­ti­fier les gifles JU­LIEN CONS­TANT

C’EST UNE HIS­TOIRE de souf­france. Une paire de gifles don­nées par une mère dé­pas­sée ou une vé­ri­table cor­rec­tion ad­mi­nis­trée à un en­fant en grave dé­tresse psy­cho­lo­gique : telles étaient les deux ver­sions du dos­sier. La dé­ci­sion du tri­bu­nal cor­rec­tion­nel de Ver­sailles est tom­bée peu avant mi­nuit, hier. Au­drey, 34 ans, a été condam­née à deux mois de pri­son avec sur­sis, pour des faits de vio­lence com­mis en no­vembre 2014 à Ben­ne­court (Yve­lines), sur son fils de 11 ans.

L’af­faire com­mence lorsque la pro­fes­seur de fran­çais du col­lé­gien re­marque, un lun­di ma­tin, des ec­chy­moses sur le vi­sage du gar­çon. Il ra­conte que sa mère le frappe sou­vent. Et la veille, elle lui au­rait don­né deux gifles qui l’au­raient fait tom­ber, puis lui au­rait blo­qué les bras et jambes avant de lui as­sé­ner d’autres coups.

Au­drey, en­ceinte de sept mois, les mains jointes de­vant la barre, donne sa ver­sion de l’his­toire. « Je n’ai ja­mais vou­lu faire de mal à mon fils, lâche-t-elle. Il a été éle­vé par ses grands-pa­rents jus­qu’à l’âge de 8 ans et il est très en co­lère contre moi. Ce jour-là, je lui ai don­né deux gifles. Une pre­mière pour l’em­pê­cher de se dé­fe­nes­trer et une se­conde parce qu’il me­na­çait de tuer son pe­tit frère, de me tuer et qu’il se ta­pait la tête contre le par­quet de sa chambre. Lors­qu’il a quit­té la mai­son, il n’avait au­cune trace sur le vi­sage. »

Le si­gna­le­ment de l’école à la jus­tice a en­traî­né le pla­ce­ment en foyer de cet en­fant, qui souffre de grave dé­pres­sion. L’avo­cat de sa mère, Me Pa­trick Le Bouard, rap­pelle que l’en­fant a ten­té dix fois de fu­guer de son foyer et qu’il au­rait ten­té de mettre fin à ses jours au moins quatre fois de­puis le jour de son pla­ce­ment. Il de­mande une dis­pense de peine pour sa cliente qui a ten­té ce jour-là « d’ar­rê­ter un drame en pro­vo­quant un élec­tro­choc ».

Le dé­fen­seur de l’en­fant, Me Isa­bel- le Da­vroult, évoque un gar­çon qui avait be­soin de beau­coup d’at­ten­tion et qui a re­çu en re­tour des cor­rec­tions et des re­marques iro­niques de son beau-père lors­qu’il confiait ses in­ten­tions sui­ci­daires. « Tu veux te sui­ci­der ? Creuse une tombe dans le jar­din. Mais c’est trop dur ! Tu peux t’étouf­fer plus fa­ci­le­ment avec un oreiller », au­rait-il dit au pe­tit. Le pro­cu­reur a re­quis une peine de cinq mois de pri­son avec sur­sis, évo­quant une famille en souf­france et des pa­rents in­ca­pables de gé­rer la psy­cho­lo­gie de ce gar­çon. La re­pré­sen­tante du mi­nis­tère pu­blic es­time sur­tout que les dé­cla­ra­tions de la ma­man ne cor­res­pondent pas à la réa­li­té des consta­ta­tions mé­di­cales sur le vi­sage du gar­çon.

DE 1 M€ de vê­te­ments de luxe ont été vo­lés à Champs-surMarne (Seine-et-Marne) mer­cre­di. Un ca­mion de 19 t de la so­cié­té A2M trans­por­tant dix-neuf pa­lettes d’ha­bits de marque Bur­ber­ry et DSquared a été bra­qué et dé­ro­bé. Le mon­tant du pré­ju­dice s’élève à plus de 1 M€. Le ca­mion cir­cu­lait sur l’A 4 en di­rec­tion de la ca­pi­tale quand une voi­ture ba­na­li­sée, avec un gy­ro­phare bleu l’a fait sor­tir de l’au­to­route. Les quatre mal­frats à bord, qui por­taient des blou­sons et des bras­sards « po­lice », se sont em­pa­rés du ca­mion, lais­sant le rou­tier sur place. Les gen­darmes de la bri­gade ter­ri­to­riale de Meaux ont ou­vert une en­quête. Ni le ca­mion ni la voi­ture n’ont été re­trou­vés pour l’ins­tant.

« Il me­na­çait de tuer son pe­tit frère et se ta­pait la tête contre le par­quet »

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.