Com­ment Vas­seur im­pose dé­jà sa patte

Le Parisien (Paris) - - SPORTS - LAURENT PRUNETA

« VOUS DOR­MEZ ou quoi ? » Tout sou­rire, Jean-Luc Vas­seur s’in­vite dans le pe­tit jeu au mi­lieu de ses joueurs. Avec son ad­joint Sé­bas­tien Gon­duin, le nou­vel en­traî­neur du Pa­ris FC dit « dé­jà s’at­ta­cher à prendre pos­ses­sion des lieux. » En cinq jours, il n’était pas ques­tion pour Vas­seur « de tout ré­vo­lu­tion­ner ». Mais comme hier lors de la der­nière séance avant de re­ce­voir Bou­lo­gne­sur-Mer (14e de Na­tio­nal), sa patte se fait dé­jà sen­tir lors des en­traî­ne­ments. L’ex-coach de Cré­teil et Reims donne plus sou­vent de la voix et par­ti­cipe da­van­tage que son pré­dé­ces­seur De­nis Re­naud. Le conte­nu est dy­na­mique et ryth­mé.

« Le plus im­por­tant était dé­jà de re­don­ner de la confiance à ce groupe, ex­plique Vas­seur. Je fais donc ce que je sais faire : je par­ti­cipe, je les sol­li­cite beau­coup, j’in­vec­tive, je chambre aus­si… » Le ré­sul­tat semble pro­bant. « Les vi­sages sont moins fer­més, je vois da­van­tage de sou­rire que lors de mon pre­mier en­traî­ne­ment de lun­di », es­time Vas­seur. Faute de temps entre le match à Cré­teil mar­di (0-0) et ce­lui de de­main, il n’a pas en­core pu réa­li­ser des en­tre­tiens in­di­vi­duels.

Le pa­ri de la trans­pa­rence

Mais il a mul­ti­plié les dis­cus­sions in­for­melles avec plu­sieurs joueurs. Contrai­re­ment à De­nis Re­naud, il a choi­si de tra­vailler avec un groupe res­treint lors de la séance pré­cé­dant le match. Au ni­veau de l’or­ga­ni­sa­tion quo­ti­dienne, Vas­seur a dé­jà ef­fec­tué quelques pe­tits amé­nage- ments. Si l’im­po­sant groupe (33 joueurs) est tou­jours ven­ti­lé dans trois vestiaires, la ré­par­ti­tion s’ef­fec­tue dé­sor­mais par sec­teur de jeu : dé­fen­seurs, mi­lieux, at­ta­quants plus gar­diens. Le staff sou­haite éga­le­ment jouer la trans­pa­rence. Sur les murs du cou­loir des vestiaires, le ba­rème dé­taillé des amendes est af­fi­ché tout comme le pro­gramme jour­na­lier sur quinze jours et les feuilles de route. « On veut être car­ré et pré­cis », ex­plique Vas­seur, qui de­vrait éga­le­ment ins­tau­rer le même ri­tuel qu’à Cré­teil : piz­za et « pou­let par­ty » le mar­di.

Sur le plan du jeu, il fau­dra en­core cer­tai­ne­ment at­tendre. Mais il a aus­si ap­por­té sa touche en ac­cor­dant sa confiance au très tech­nique Ech-Cher­gui (seule­ment 2 ti­tu­la­ri- sa­tions avec Re­naud). Vas­seur a aus­si chan­gé de ca­pi­taine. Au­tour du bras de Ly­bo­hy de­puis août 2014, le bras­sard est dé­sor­mais por­té par Thé­baux. « Je vou­lais qu’Her­vé se re­con­centre sur lui-même. Il l’a fait en réa­li­sant un très bon match à Cré­teil. Mais je veux onze ca­pi­taines sur le ter­rain ! » conclut Vas­seur qui n’a pas fait tour­ner son ef­fec­tif, contrai­re­ment aux ha­bi­tudes en coupe, pour dé­jà pré­pa­rer la ré­cep­tion de Lens. PA­RIS au­jourd’hui (18 heures), stade Char­lé­ty (Pa­ris XIIIe). Ar­bitre : M. Thual.

: Thé­baux (cap.) - Can­ti­ni, Jean Tah­rat, Ly­bo­hy, Kei­ta - Trao­ré, Ca - Grange, EchC­her­gui, Ba­ham­bou­la - So­crier. Vas­seur.

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