Il est de­ve­nu le roi des en­chères «in­croyables»

Le Parisien (Paris) - - PARIS - LAURE PARNY

ENTRE la pré­pa­ra­tion de sa pro­chaine vente aux en­chères, « Pa­ris mon amour », et les in­ven­taires de mai­sons bryardes à par­ta­ger entre hé­ri­tiers, c’est un homme pres­sé qui ne cesse d’en­trer et sor­tir de son étude de Nogent (Val-de-Marne). Ch­ris­tophe Lu­cien, com­mis­saire-pri­seur ins­tal­lé non loin des bords de Marne de­puis 1994, a fait de cette pe­tite étude de ban­lieue le lieu de pré­pa­ra­tion de ventes aux en­chères ex­tra­or­di­naires, re­layées dans la presse spé­cia­li­sée du monde en­tier. Ce week-end, il se­ra d’ailleurs le pre­mier com­mis­saire-pri­seur à or­ga­ni­ser une vente aux en­chères de mé­téo­rites chez Drouot (IXe). Mais ne vous fiez pas à l’ap­pa­rence stricte de son cos­tume trois pièces et de la cra­vate qu’im­pose son mé­tier, l’homme est avanttout cha­leu­reux et pas­sion­né.

Amou­reux de Pa­ris, où il est né et a tou­jours vé­cu, ce jeune quin­qua n’est pas un pa­tron comme les autres. Au sein de son étude, l’es­prit de famille est le maître mot. Même les ache­teurs ha­bi­tués des ventes cou­rantes, dans les­quelles flânent les cu­rieux au mi­lieu des bro­can­teurs et ven­deurs des puces, prennent tous des nou­velles de l’équipe en ar­ri­vant. « Ici, on n’est pas là que pour les Van Gogh, nous avons une uti­li­té dans la so­cié­té, celle de bien vendre les ob­jets qui nous sont confiés à tous ceux qui ont be­soin de les ache­ter », in­siste Ch­ris­tophe Lu­cien, de­ve­nu com­mis­saire-pri­seur « par vo­ca­tion ». Il a 11 ans lors­qu’il dé­cide de faire ce mé­tier. Ses études de droit des af­faires et d’his­toire de l’art me­nées en pa­ral­lèle vont tout droit l’y conduire. Quand il re­prend l’étude de Nogent, où l’on a long­temps ven­du ex­clu­si­ve­ment des col­lec­tions de pa­pillons, Ch­ris­tophe Lu­cien dé­ve­loppe les ventes à thème, sans né­gli­ger celles d’ob­jets sai­sis par la jus­tice ou de mai­sons que vident des couples en plein di­vorce. Il veut don­ner à son étude « l’es­prit guin­guette » dont il avait fait un thème de vente en oc­tobre 2014.

« Notre salle des ventes est de­ve­nue l’une des plus agréables de France », vante avec fier­té Ch­ris­tophe Lu­cien, qui n’aime rien plus que les ba­lades pa­ri­siennes du­rant les­quelles il dé­voile à sa fille l’his­toire de Pa­ris. Une ville qu’il aime tant que la créa­tion des ventes « Pa­ris mon amour », qu’il or­ga­nise à Drouot, s’im­pose comme une évi­dence. Des es­ca­liers de la tour Eif­fel aux plaques du mé­tro de Dau­mes­nil, il y vend chaque an­née avec pas­sion des pe­tits bouts de la ca­pi­tale.

« Notre salle des ventes

est l’une des plus agréables de France »

(LP/L.P.)

Nogent (Val-de-Marne), jeu­di. Ch­ris­tophe Lu­cien, com­mis­saire-pri­seur, va no­tam­ment vendre, lun­di à Pa­ris, une col­lec­tion... de mé­téo­rites.

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