Lyon ne ré­pond plus

Le Parisien (Paris) - - LA UNE - Lyon (Rhône) De notre cor­res­pon­dant AN­THO­NY FAURE

LA FÊTE A TOUR­NÉ à la dé­route hier pour Lyon, en fin d’après-mi­di, pour le der­nier match de l’his­toire en cham­pion­nat au stade de Ger­land. De­vant 120 an­ciens du club, réunis pour « fê­ter » Ger­land, Lyon s’est en­core in­cli­né à do­mi­cile, hu­mi­lié par An­gers (0-2). La qua­trième dé­faite lors des cinq der­niers matchs pour l’OL. Un re­vers pas en­core fa­tal à Hu­bert Four­nier, l’en­traî­neur, pour­tant mis sous pres­sion par son pré­sident, JeanMi­chel Au­las, ven­dre­di. Ce der­nier avait no­tam­ment dé­cla­ré : « Tout le monde peut avoir à su­bir une dé­ci­sion qui n’est pas ha­bi­tuelle mais qui peut sau­ver le club. Si les choses vont plus mal, je ne res­te­rai pas pri­son­nier de mes prin­cipes. »

De­puis quelques heures, les choses vont donc plus mal, mais JMA a dé­ci­dé de cal­mer le jeu : « Non, il n’y a pas de dé­ci­sion à at­tendre, a-t-il pré­ci­sé après la ren­contre. Si j’avais eu l’in­ten­tion de fra­gi­li­ser le coach, ce soir (sa­me­di) on au­rait pris la dé­ci­sion de ne pas re­nou­ve­ler l’ex­pé­rience. Ce n’est pas du tout ce qui a été dé­ci­dé. » Hu­bert Four­nier de­vrait tou­jours être le coach de l’OL à Va­lence mer­cre­di en Ligue des cham­pions puis à Pa­ris di­manche en cham­pion­nat. « Oui, tout à fait », as­sure Au­las.

Ndoye, un but par mi-temps

Il n’en reste pas moins que la si­tua­tion de l’OL est très pré­oc­cu­pante. Une nou­velle fois dé­ce­vant dans le jeu, l’OL a été ter­ras­sé par deux coups de tête ma­gis­traux de Cheikh Ndoye, le mi­lieu de ter­rain an­ge­vin. Ger­land était en­core en train de fê­ter ses an­ciens, et no­tam­ment Ju­nin­ho, quand Ndoye ca­ta­pulte le bal­lon dans la cage de Lopes (0-1, 17e). Une pre­mière fois… Ba­ka­ry Ko­né est bat­tu dans le duel. Ce ne se­ra pas la der­nière. En­dor­mi, Lyon se re­belle en­fin après la pause. Mais Val­bue­na trouve la barre (54e). La­ca­zette frappe à cô­té (63e) puis au­des­sus (66e). Ndoye, en­core lui, vient dou­cher les der­niers es­poirs lyon­nais sur un nou­veau coup de tête (0-2, 81e). Ba­ka­ry Ko­né est en­core trop court.

Le col­lec­tif lyon­nais ne ré­pond plus de­puis un mois et la vic­toire lors du der­by face à Saint-Etienne (3-0). Quatre dé­faites, un nul. 11 buts en­cais­sés, 3 buts mar­qués. Le bi­lan est ca­tas­tro­phique pour un can­di­dat dé­cla­ré à la deuxième place de Ligue 1, éli­mi­né sans gloire de la Ligue des cham­pions. Hu­bert Four­nier, lui, est tou­jours en place. Mais pour en­core com­bien de temps ? « Bien sûr qu’on sou­tient notre coach. On le sou­tien­dra jus­qu’au bout. Quoi qu’il ar­rive », as­sure An­tho­ny Lopes. « Je suis dé­so­lé. J’ai une pen­sée ami­cale pour lui », s’ex­cuse presque le coach heu­reux du soir, Sté­phane Mou­lin. « Nier la crise, ce se­rait ne pas être réa­liste. On est dans une si­tua­tion dif­fi­cile », conclut Au­las qui veut vi­si­ble­ment se lais­ser le temps de la ré­flexion. A Ger­land, un feu d’ar­ti­fice a bien été ti­ré. Mais le coeur n’y était plus…

L’en­traî­neur de l’OL Hu­bert Four­nier.

(Pho­topqr/« le Pro­grès »/Sté­phane Guio­chon.)

Stade de Ger­land (Lyon), hier. An­tho­ny Lopes a en­cais­sé deux buts pour le der­nier match des Lyon­nais en cham­pion­nat à Ger­land.

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