Ave­nir va­riable pour les taux fixes ?

L’au­to­ri­té mon­diale de contrôle du sec­teur ban­caire re­com­mande aux éta­blis­se­ments de prê­ter à taux va­riable, et pas fixe. Ob­jec­tif : faire sup­por­ter le coût du risque à l’em­prun­teur, dont les in­té­rêts aug­men­te­raient.

Le Parisien (Paris) - - ACTUALITÉ -

LES TAUX FIXES des prêts im­mo­bi­liers en France sont-ils en sur­sis ? De­puis plu­sieurs mois, le co­mi­té de Bâle, char­gé de contrô­ler et d’as­su­rer la sta­bi­li­té du sys­tème fi­nan­cier mon­dial, re­com­mande aux banques eu­ro­péennes de prê­ter à des taux va­riables et non plus fixes. La Com­mis­sion eu­ro­péenne n’ayant pas en­core été contac­tée par les ex­perts de Bâle, la fin des taux fixes n’est sans doute pas pour de­main. Alors pour­quoi plai­der pour des taux va­riables plu­tôt que fixes ? Pour des rai­sons fi­nan­cières. Ex­pli­ca­tions : l’ar­gent prê­té aux par­ti­cu­liers à taux fixe et sur plu­sieurs an­nées, les banques l’em­pruntent elles-mêmes à court terme sur les mar­chés fi­nan­ciers à un taux va­riable et in­fé­rieur. Pour faire simple, quand elles em­pruntent à 1 %, elles prêtent à 2 %, la dif­fé­rence de 1 % consti­tuant leur marge bé­né­fi­ciaire. Si les taux re­montent à 2 % (ce qui fi­ni­ra par ar­ri­ver), le pro­fit est an­nu­lé. En obli­geant les banques à pra­ti­quer des taux va­riables, le co­mi­té de Bâle trans­fé­re­rait ain­si le risque de hausse des éta­blis­se­ments de cré­dit vers les clients, les­quels ver­raient donc leurs men­sua­li­tés aug­men­ter.

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