Ma­jeurs, sa­la­riés, mais tou­jours chez pa­pa-ma­man

Le Parisien (Paris) - - ACTUALITÉ -

ILS SONT 1,5 MIL­LION à être ma­jeurs, à oc­cu­per un emploi mais à vivre mal­gré tout chez leurs pa­rents voire leurs grand­spa­rents, se­lon une étude de la Fon­da­tion Ab­bé Pierre pu­bliée hier. In­ti­tu­lée « La face ca­chée des Tan­guy » — du nom du film d’Etienne Cha­ti­liez bros­sant le por­trait d’un jeune re­chi­gnant à quit­ter le do­mi­cile pa­ren­tal —, cette en­quête a été réa­li­sée à par­tir des résultats de l’en­quête na­tio­nale Lo­ge­ment 2013 de l’In­see et met au jour « un phé­no­mène mas­sif », se­lon la Fon­da­tion.

Au to­tal, 4,5 mil­lions de jeunes ma­jeurs vi­vaient en 2013 chez leurs pa­rents ou grands-pa­rents. Ils sont en ma­jo­ri­té âgés de 18 à 24 ans, mais 1,3 mil­lion d’entre eux ont plus de 25 ans (soit 29 %), et 480 000 ont même plus de 35 ans (10 %). Par­mi ceux qui tra­vaillent, la moi­tié est en CDI à temps com­plet (746 000), 6 % en CDI à temps par­tiel (89 000). Un quart est en CDD, en contrat court, sai­son­nier ou va­ca­taires et 13,5 % en ap­pren­tis­sage, stage ré­mu­né­ré, emploi ai­dé. 5,5 % sont en in­té­rim.

« Bas sa­laires, temps par­tiels su­bis et pré­ca­ri­té des contrats de tra­vail sont au­tant d’obs­tacles pour voir son dos­sier ac­cep­té dans le parc lo­ca­tif pri­vé où les ga­ran­ties exi­gées par les pro­prié­taires sont sou­vent hors d’at­teinte », re­grette la Fon­da­tion.

(LP/Au­ré­lie La­det.)

Pour chaque heure payée à sa nou­nou ou son jar­di­nier, un par­ti­cu­lier ver­ra ses co­ti­sa­tions bais­ser de 2 €, contre 75 cen­times au­pa­ra­vant.

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