« Si c’est Four­nier le pro­blème… »

Le Parisien (Paris) - - SPORTS - Lyon (Rhône) De notre cor­res­pon­dant Pro­pos recueillis par AN­THO­NY FAURE

TOU­CHÉ par le nou­vel échec de son équipe, Hu­bert Four­nier reste néan­moins dé­ter­mi­né à sor­tir de cette mau­vaise passe. Il com­prend les in­ter­ro­ga­tions de son pré­sident, mais pro­met qu’il ne lâ­che­ra pas. Com­ment vous sen­tez-vous après cette nou­velle dé­faite ? HU­BERT FOUR­NIER. Je me sens, j’es­père comme tout le monde, très dé­çu de la soi­rée et de la fa­çon dont on perd le match. On est vrai­ment dans une sale pé­riode où on ac­cu­mule les mau­vais résultats, les bles­sures. Ça fait beau­coup… On avait bien an­ti­ci­pé que le point fort de cette équipe an­ge­vine était sur les coups de pied ar­rê­tés. Il faut ar­ri­ver à bien dé­fendre et force est de consta­ter qu’on n’a pas réus­si à le faire. Ça nous coûte cher. Le mal semble être pro­fond… La réus­site nous fuit, mais peut-être que nous ne la mé­ri­tons pas, à l’in­verse d’An­gers qui est en confiance. Il y a tou­jours de l’es­poir. Il ne faut sur­tout pas lâ­cher et sur­mon­ter ce mau­vais mo­ment. Pour vous, la si­tua­tion ne de­vient-elle pas de plus en plus dif­fi­cile ? Je n’ai pas en­vie de lâ­cher. Lâ­cher dans une pé­riode dif­fi­cile, c’est mal me connaître. Après, si à un mo­ment… J’au­rai une dé­ci­sion avec le pré­sident. Si c’est Four­nier le pro­blème, j’ai trop de res­pect pour ce club, on se ser­re­ra la main et on se met­tra d’ac­cord. Mais je ne suis pas dans cette op­tique-là. Bien au contraire. Jean-Mi­chel Au­las semble se po­ser de plus en plus de ques­tions à votre su­jet… C’est nor­mal. Si j’étais pré­sident, je me po­se­rais aus­si des ques­tions. C’est tout à fait son rôle de s’en po- ser. Après, on au­ra une dis­cus­sion dans quelques jours en­semble et on fe­ra le point à tête re­po­sée. Je pense que ce soir (hier), ce n’était pas le mo­ment ve­nu. Il est comme tout le monde. Il a en­vie que son équipe et son club soient en meilleure forme. La com­mu­ni­ca­tion est im­por­tante dans ces mo­ments-là entre l’en­traî­neur et le pré­sident. Pour sa­voir où on va et com­ment on y va… Vous sem­blez pris dans un vé­ri­table en­gre­nage… C’est une spi­rale né­ga­tive dans la­quelle on est de­puis quelque temps. Comme toute spi­rale né­ga­tive, c’est com­pli­qué d’en sor­tir. Un re­dres­se­ment pas­se­ra par beau­coup d’uni­té dans toutes les com­po­santes du club. Vous sen­tez-vous es­seu­lé au sein du club ? Non, j’ai des gens au­tour de moi. J’ai un staff qui est très meur­tri par la si­tua­tion, qui est à mes cô­tés dans cette pé­riode dif­fi­cile et qui m’ap­porte son sou­tien.

« Si j’étais pré­sident, je me po­se­rais aus­si

des ques­tions »

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