Pa­ris ne laisse (presque) rien pas­ser

Le Parisien (Paris) - - SPORTS - YVES LE­ROY

À NICE, comme lors de 11 des 17 autres jour­nées, le PSG a ter­mi­né la ren­contre sans en­cais­ser le moindre but. Plus sé­rieux, plus so­lide, plus fort, Pa­ris as­soit aus­si sa marche im­pé­riale sur une dé­fense de fer. Il n’a en­cais­sé que 8 buts, le deuxième meilleur to­tal de son his­toire à ce stade de la sai­son (7 en 1996-1997).

nT­hia­go Sil­va et Au­rier

La do­mi­na­tion du PSG sur la Ligue 1 est avant tout celle de ses in­di­vi­dua­li­tés. La dé­fense n’échappe pas à la règle. Serge Au­rier et sur­tout Thia­go Sil­va fi­gurent au­jourd’hui par­mi les tout meilleurs joueurs d’Eu­rope à leur poste. Ce constat ré­com­pense la mon­tée en gamme du la­té­ral droit, im­pres­sion­nant de puis­sance et de vo­lume de jeu dans son cou­loir. A son âge (22 ans), sa marge de pro­gres­sion, no­tam­ment dans la jus­tesse of­fen­sive, reste im­por­tante, mais sa mé­ta­mor­phose de­puis son ar­ri­vée à Pa­ris à l’été 2014 est ébou­rif­fante. Pour Thia­go Sil­va, la sur­prise est moindre. Après une sai­son pas­sée à gé­rer le trau­ma­tisme de la Coupe du monde 2014, il est de re­tour au som­met de son art. « Je vis les meilleurs mo­ments de ma car­rière. En ce mo­ment, je fais très bien mon tra­vail », dé­clare le ca­pi­taine.

nDes joueurs in­ter­chan­geables

Hor­mis Thia­go Sil­va, ali­gné sys­té­ma­ti­que­ment (16 ti­tu­la­ri­sa­tions), la dé­fense évo­lue. Van der Wiel (7 matchs), Au­rier (11 matchs), Mar­quin­hos (10 matchs), Da­vid Luiz (9 matchs), Max­well (11 matchs) et Kur­za­wa (8 matchs) se par­tagent le temps de jeu en Ligue 1 avec une cer­taine équi­té. Contrai­re­ment à la sai­son der­nière, Pa­ris ne souffre pas de ces chan­ge­ments.

Van der Wiel est re­de­ve­nu ré­gu­lier et Kur­za­wa offre une al­ter­na­tive plus cré­dible que Digne la sai­son der­nière. « Notre dé­fense est très per­for­mante, même quand on change les joueurs », sa­lue Mar­quin­hos.

nUne prise de conscience col­lec­tive

Cette sai­son, fi­ni les ac­ci­dents de par­cours, les pe­tits ac­cro­chages fâ­cheux. Ce res­ser­re­ment se tra­duit sur le plan dé­fen­sif. « On est ap­pli­qués, concen­trés, sou­ligne Blaise Ma­tui­di. On a ap­pris de nos sai­sons pré­cé­dentes. Quel que soit le match, on es­saie de faire ce qu’il faut pour l’em­por­ter. L’état d’es­prit est ir­ré­pro­chable. »

La prise de conscience est col­lec­tive mais aus­si in­di­vi­duelle. « Quand j’ai si­gné à Pa­ris, tout le monde m’a dit que la Ligue 1 n’était pas très forte, ra­conte Thia­go Sil­va. Quand tu ar­rives, tu crois ce que tu en­tends. C’était dur, parce qu’à chaque match je pen­sais que ça al­lait être fa­cile. Mais le foot, ce n’est ja­mais simple. Au­jourd’hui, je suis plus concen­tré, comme l’équipe. »Le PSG, qui se nour­rit de dé­fis, pour­rait ins­crire à son ta­bleau de chasse le re­cord de l’OM : 21 buts en­cais­sés sur l’en­semble de la sai­son 1991-1992.

(FEP/Pa­no­ra­mic/An­tho­ny Bi­bard.)

Al­lianz Ri­vie­ra (Nice), ven­dre­di. Se­rein et im­pé­rial lors de la vic­toire du PSG sur Nice (3-0), le ca­pi­taine Thia­go Sil­va (ici de­vant Va­lère Ger­main) in­carne cette so­li­di­té dé­fen­sive.

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