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Le Parisien (Paris) - - FAITS DIVERS -

L’uni­vers pro­fes­sion­nel d’Au­rore, fi­gure de la po­lice tech­nique et scien­ti­fique d’Ecul­ly, se li­mite à une pièce fa­çon mou­choir de poche avec vue sur un ma­jes­tueux parc ar­bo­ré. Ce ma­tin, la voi­là plon­gée dans l’exa­men d’une em­preinte di­gi­tale, agran­die des di­zaines de fois et af­fi­chée plein écran. C’est no­tam­ment ce pro­cé­dé, ap­pa­ru à la fin du XIXe siècle, qui a per­mis de dé­ter­mi­ner que deux des ka­mi­kazes du Stade de France étaient en­trés en Grèce le 3 oc­tobre. Le re­cours aux « em­preintes pa­pil­laires » reste l’un des moyens d’iden­ti­fi­ca­tion les plus fiables. Lors de la dé­cou­verte d’une trace sur une scène de crime, le Fi­chier au­to­ma­ti­sé des em­preintes di­gi­tales (FAED) fran­çais, fort de plus de 5 mil­lions de per­sonnes connues des ser­vices de po­lice et de gen­dar­me­rie, ef­fec­tue un pre­mier tri. Et pro­pose une sélection des pro­fils les plus ap­pro­chants, de l’ordre de plu­sieurs di­zaines à une cen­taine. Seul l’oeil hu­main per­met de va­li­der l’un ou l’autre de ces rap­pro­che­ments. L’opé­ra­teur isole les points ca­rac­té­ris­tiques, les « ano­ma­lies » (ar­rêts de lignes, bi­fur­ca­tions, lacs, îlots…) re­pé­rables sur les re­liefs des em­preintes, ap­pe­lés « crêtes » et « sillons ». Pour être consi­dé­rée comme va­lable ju­di­ciai­re­ment, une com­pa­rai­son doit mettre en évi­dence douze points de concor­dance.

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