Rendre leur nom aux vic­times

Le Parisien (Paris) - - FAITS DIVERS - E.P.

ou un tatouage reste le moyen d’iden­ti­fi­ca­tion le plus fiable, avant la preuve for­melle de l’em­preinte gé­né­tique. En plein week-end, l’ordre des mé­de­cins rap­pelle les pra­ti­ciens pour col­lec­ter les dos­siers mé­di­caux. « Notre mis­sion reste une mis­sion tech­nique, fait va­loir la com­mis­saire. Ce­la né­ces­site un temps in­com­pres­sible, ce qui est com­pli­qué à ex­pli­quer aux fa­milles. D’au­tant que nous cris­tal­li­sons tous les es­poirs et toutes les co­lères. » Bon nombre de « dis­pa­rus » donnent ra­pi­de­ment de leurs nou­velles. Et l’étau se res­serre, « comme dans un sa­blier ». Le lun­di, qua­rante per­sonnes res­tent à iden­ti­fier. « La der­nière ré­ponse, nous l’avons ap­por­tée mer­cre­di. Je me dis que tous ces morts ont eu la chance d’être trai­tés avec res­pect », se ras­sure la jeune femme. Com­ment re­ve­nir des té­nèbres ? « La tech­nique nous sauve, mais tout reste tel­le­ment in­time. Cha­cun se forge ses propres armes. Les consé­quences se fe­ront sen­tir dans quelques se­maines », pré­dit-elle. Un coup de fil l’in­ter­rompt. Comme après chaque ca­tas­trophe, le psy prend ren­dez-vous.

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