200 M€ en fa­veur de l’ac­ces­si­bi­li­té

Le Parisien (Paris) - - PARIS -

n La ques­tion de l’ac­ces­si­bi­li­té des bâ­ti­ments pu­blics est un su­jet dé­li­cat. Deux mois après le der­nier dé­lai pour rendre les plans de tra­vaux de mise aux normes (loi han­di­cap de 2005 mo­di­fiée en 2015), 40 % des éta­blis­se­ments n’ont pas en­core ren­du leur agen­da. Les struc­tures ou col­lec­ti­vi­tés gé­rant des pa­tri­moines im­por­tants peuvent de­man­der jus­qu’à douze mois de plus pour le faire. « Une di­zaine d’uni­ver­si­tés » ont ain­si de­man­dé « entre deux et quatre mois en plus ». Par­mi les bons élèves, la Ville de Pa­ris a en re­vanche pré­sen­té dans les temps son agen­da, concer­nant 1 800 éta­blis­se­ments à rendre ac­ces­sible d’ici à 2020 pour un in­ves­tis­se­ment de 200 M€.

C’est à la suite de ces deux épi­sodes qu’il a dé­ve­lop­pé un syn­drome post-trau­ma­tique, « une bles­sure com­plè­te­ment in­vi­sible qu’on cherche à ca­cher. Grâce à un très long tra­vail avec le mé­de­cin psy­chiatre, j’ai mis un an et de­mi avant d’aper­ce­voir la pe­tite lu­mière au bout du tun­nel », té­moigne-t-il.

Par­mi les 502 mi­li­taires fran­çais of­fi­ciel­le­ment re­con­nus comme bles­sés psy­chiques, douze « frères d’armes », pour re­prendre la for­mule d’Alex, sont ac­tuel­le­ment en for­ma­tion, comme lui, dans une en­tre­prise (Re­nault Trucks De­fense, Nex­ter, Mi­che­lin, le groupe Mul­liez…) Et ce grâce à l’opé­ra­tion Omé­ga, of­fi­ciel­le­ment lan­cée la se­maine der­nière par la cel­lule d’aide aux bles- sés de l’ar­mée de terre (Ca­baT). « Le code de la Dé­fense nous per­met de pla­cer un mi­li­taire bles­sé en im­mer­sion dans une en­tre­prise pen­dant un an. Ce dis­po­si­tif cou­su main unique au monde, doit don­ner aux bles­sés psy­chiques les ou­tils pour se re­cons­truire et les ai­der à faire la tran­si­tion entre le mi­lieu

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