Face à Do­netsk, Pa­ris veut res­ter show

Groupe A. PSG - Sha­kh­tar Do­netsk. Dé­jà as­su­rés de ter­mi­ner deuxièmes, les Pa­ri­siens n’ont rien à craindre ni à es­pé­rer ce soir au Parc. Ce match ne se­ra pour­tant pas dé­nué d’in­té­rêt.

Le Parisien (Paris) - - LA UNE - DO­MI­NIQUE SÉ­VÉ­RAC

BEIN SPORTS 1, 20 H 45 IL Y A PEU DE MATCHS sur une sai­son qui comptent pour du beurre. Dans un ca­len­drier où tous les matchs sont im­por­tants, où chaque ren­contre livre son ver­dict et une ana­lyse qui sou­vent contre­dit celle de la se­maine d’avant, jouer pour rien ou jouer pour jouer per­met de re­ve­nir à l’es­sence du bal­lon rond : le plai­sir, le jeu, le sport. Dans ce foot bu­si­ness qui pré­do­mine de­puis vingt ans, c’est presque ana­chro­nique. Ce PSG - Sha­kh­tar ap­par­tient à cette ca­té­go­rie même si les Ukrai­niens, eux, visent la 3e place qua­li­fi­ca­tive pour la Ligue Eu­ro­pa (ils se la dis­putent avec Malmö, en dé­pla­ce­ment au Real Ma­drid). En dé­cembre 2013, les hommes de Laurent Blanc avaient dé­jà eu droit à ce genre de confi­se­rie lors d’un Ben­fi­ca - PSG (dé­faite 2-1) sans en­jeu.

« On ne peut pas gal­vau­der un match de Ligue des cham­pions, sou­tient Laurent Blanc. Il y a une belle équipe en face, qui ne ferme pas le jeu, avec une phi­lo­so­phie proche de la nôtre. Ce­la de­vrait don­ner un beau match avec des buts, des ac­tions dan­ge­reuses. Ce­la vaut le coup de ve­nir et pour nous, ce qui compte, c’est la vic­toire à do­mi­cile, de­vant notre pu­blic. On doit avoir la même dé­ter­mi­na­tion que d’ha­bi­tude. »

Avec une équipe lar­ge­ment re­ma­niée, qui tient au­tant aux for­faits qu’au be­soin de ro­ta­tion, le PSG de la Ligue des cham­pions doit convo­quer ce soir ce­lui de la Ligue 1 : il sait qu’il est dé­jà qua­li­fié pour les 8es de fi­nale (ou qu’il est dé­jà cham­pion de France) mais il se doit de ga­gner quand même et pour­quoi pas de sé­duire, comme à Nice (suc­cès 3-0). Sans ou­blier que Pa­ris tra­vaille pour la France, mes­dames, mes­sieurs, en contri­buant à main­te­nir ou à amé­lio­rer un in­dice UEFA po­table. Il vaut en ef­fet mieux mi­ser sur le PSG que sur Lyon ou Bor­deaux dans ce do­mai- ne. Ga­gner, sé­duire, nour­rir l’in­dice, voir des têtes nou­velles ou peu uti­li­sées : un match du PSG a tou­jours un in­té­rêt.

Lun­di, le PSG sau­ra si c’était une bonne idée de ter­mi­ner deuxième de sa poule, rang qu’il ne peut plus chan­ger. Car la pro­chaine fois qu’il dis­pu­te­ra un match de Ligue des cham­pions, ce se­ra en 2016, tou­jours au Parc des Princes et face, a prio­ri, à un client ré­pu­té, en 8es de fi­nale de la Ligue des cham­pions (voir in­fo­gra­phie page sui­vante). L’équipe de la ca­pi­tale a pro­gres­sé, ses re­cords en té­moignent chaque jour, mais lun­di il pour­rait à nou­veau avoir peur (Bar­ce­lone ? Bayern Mu­nich ?) et re­gret­ter que son at­taque ait tout ra­té à Ma­drid dé­but no­vembre. Ce soir, c’est plai­sir, mais lun­di, c’est fris­son. Le PSG com­mence par le meilleur.

En ga­gnant ce soir,

les Pa­ri­siens amé­lio­re­raient l’in­dice

UEFA de la France

( LP / Fré dé ric Du git .)

(AFP/Franck Fife.)

Camp des Loges (Saint-Ger­main-en-Laye), hier. Van der Wiel (à gauche) et La­vez­zi (au centre) de­vraient être ti­tu­laires ce soir tout comme Ra­biot.

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