Ra­biot, ti­tu­laire et re­ca­dré

Le Parisien (Paris) - - SPORTS LIGUE DES CHAMPIONS - Laurent Blanc, coach du PSG, à pro­pos des dé­cla­ra­tions d’Adrien Ra­biot D.S. AVEC F.G. ET Y.L.

C’ÉTAIT TROP BEAU. Etin­ce­lant de­puis cinq se­maines avec le PSG, Adrien Ra­biot était re­de­ve­nu ce joueur qui pèse, im­pres­sionne et brille. Pro­fi­tant de la bles­sure pré­coce de Mar­co Ver­rat­ti lors de Real Ma­drid - PSG, il en­chaîne de­puis et frappe les es­prits à chaque ap­pa­ri­tion, avec no­tam­ment le pre­mier but à Malmö en Ligue des cham­pions (5-0). Cer­tains se de­mandent même s’il pour­rait in­té­grer du­ra­ble­ment le 11 du PSG, voire s’il pour­rait fi­gu­rer par­mi les 23 Bleus de Di­dier Desc­hamps pour l’Eu­ro 2016.

Tout al­lait bien jus­qu’à ce que le mi­lieu de ter­rain parle à « Téléfoot », di­manche, rap­pe­lant qu’il était aus­si ce joueur qui aime créer sa propre ac­tua­li­té, pa­ral­lè­le­ment à la vie aux al­lures de long fleuve tran­quille du PSG. En mai, son re­tard mal­ve­nu la veille de la fi­nale de la Coupe de France lui avait va­lu son ex­clu­sion du groupe…

Sur TF 1, le Bleuet (13 sélections) a ex­pli­qué il y a deux jours : « Faire toute ma car­rière au PSG, c’est le rêve du pré­sident (sou­rires). Si j’étais ti­tu­laire, je ver­rais les choses dif­fé­rem­ment, c’est sûr. J’ai de­man­dé au pré­sident de pou­voir être prê­té cet hi­ver si mon temps de jeu ve­nait à bais­ser d’ici le mois de jan­vier. C’est quelque chose qu’il ne pour­ra pas re­fu­ser, je sais qu’il m’aime beau­coup. »

In­ter­ro­gé hier lors de sa confé­rence de presse, Laurent Blanc n’a pas ca­ché son aga­ce­ment : « Oui, ça m’énerve. Il doit com­prendre que quand on signe un contrat de cinq ans, il faut res­pec­ter ça et son club for­ma­teur. Je m’ar­rê­te­rai là, si­non je ris­que­rais de m’éner­ver. » Blanc ne s’es­time pas payé en re­tour de la confiance qu’il place en Ra­biot, un pro­fil qu’il adore tant le mi­lieu sait tout faire ou presque.

Le gau­cher est le seul dans l’ef­fec­tif à pou­voir évo­luer aux trois postes du mi­lieu pa­ri­sien, comme re­layeur (à droite ou à gauche) ou sen­ti­nelle. De­puis trois sai­sons, il est même le deuxième joueur le plus uti­li­sé (93 ren­contres de L 1 et de Coupe d’Eu­rope) par­mi les foot­bal­leurs nés en 1995 dans les cinq grands cham­pion­nats, der­rière Max Mayer de Schalke 04. Bref, contrai­re­ment à une idée re­çue ou à ce que dis­tille Ra­biot lui-même, il dis­pose d’un temps de jeu consé­quent.

Pas ran­cu­nier, Blanc a dé­ci­dé de le ti­tu­la­ri­ser ce soir, si l’on se fie à la mise en place ef­fec­tuée hier au camp des Loges. Mais l’his­toire ne va pas for­cé­ment s’ar­rê­ter là. « Le club est très éton­né de cette sor­tie mé­dia­tique, mais comme l’an­née der­nière ce n’est pas un su­jet d’ac­tua­li­té, et il n’y a au­cune dis­cus­sion [en cours sur un prêt] », confie-t-on au PSG qui compte lui ti­rer pro­chai­ne­ment les oreilles lors d’un ren­dez-vous en face-à-face.

« Il faut res­pec­ter [son contrat] et son club for­ma­teur. Je m’ar­rê­te­rai là, si­non je ris­que­rais

de m’éner­ver. »

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