U2 a lais­sé la place à Eagles of Death Me­tal

Le Parisien (Paris) - - LOISIRS ET SPECTACLES - ÉRIC BU­REAU

PA­RIS (XIIe), AC­CORHO­TELS ARE­NA, HIER, 23 heures. Un im­mense fris­son a fait le tour des 20 000 spec­ta­teurs. U2 avait fi­ni le der­nier concert de sa tour­née mon­diale 2015 quand Bo­no a fait mon­ter sur scène des « amis trou­ba­dours dont la vie res­te­ra à ja­mais liée à Pa­ris », les Eagles of Death Me­tal, le groupe rock qui jouait au Ba­ta­clan lorsque les ter­ro­ristes ont tué 90 per­sonnes. En­semble, ils ont (en) chan­té « People Have the Po­wer », clas­sique de Pat­ti Smith de­ve­nu hymne de ré­sis­tance. Puis, sur­prise, Bo­no et sa bande ont sa­lué et lais­sé le groupe ca­li­for­nien jouer un de ses propres titres. Le chan­teur Jesse Hu­ghes, en cos­tume blanc, s’est sai­si d’un dra­peau fran­çais, comme l’avait fait Bo­no plus tôt. « Mer­ci à U2 de nous don­ner cette op­por­tu­ni­té. Nous vous ai­mons tant, Pa­ris », a lan­cé Jesse Hu­ghes avant de par­tir sous une longue ova­tion. Ce fut la conclu­sion vi­brante et cha­leu­reuse de deux heures et de­mie d’un concert ex­cep­tion­nel. De­vant les ca­mé­ras de la chaîne amé­ri­caine HBO, qui le re­trans­met­tait en di­rect, Bo­no a mul­ti­plié les hommages à Pa­ris, « ville de la li­ber­té, criant Vive la France » et chan­tant « Ne me quitte pas » pen­dant que les noms des 130 vic­times des at­ten­tats dé­fi­laient sur un écran géant. Et, même dans le désordre, son cri — « Li­ber­té Fra­ter­ni­té Ega­li­té » — avait de la gueule.

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