Sa nièce, ex-fan de Sar­ko­zy n

Le Parisien (Paris) - - LE FAIT DU JOUR - O.B.

« Avec Ma­rion, c’est le coup de barre à droite toute. Et croyez­moi, elle ne force pas sa na­ture », lance un sou­tien de la dé­pu­tée du Vau­cluse, qui souf­fle­ra de­main ses 26 bou­gies. Lan­cée à la conquête de la ré­gion Pro­vence-Alpes-Côte d’Azur, la pe­tite-fille du Men­hir ne re­nie rien des ori­peaux fron­tistes du pas­sé. Contrai­re­ment à sa tante. Quand l’eu­ro­dé­pu­té Ay­me­ric Chau­prade a été tan­cé par Ma­rine Le Pen pour avoir évo­qué après les at­ten­tats de jan­vier l’exis­tence d’une « cin­quième co­lonne en France », la nièce a ap­plau­di et même twee­té la vi­déo. Ces der­niers jours, elle est al­lée plus loin en­core en mul­ti­pliant les pro­vo­ca­tions an­ti­mu­sul­mans, flir­tant avec les lignes de la loi. La chef de file du FN dans le Sud re­ven­dique sa ligne conser­va­trice et li­bé­rale, tout comme son ca­tho­li­cisme. Pas vrai­ment rac­cord avec le dis­cours de la pa­tronne du FN en Nord-Pas-deCa­lais - Pi­car­die. En Paca, ré­gion im­pré­gnée par les cou­rants iden­ti­taires, où Jean-Ma­rie Le Pen a tou­jours ar­ra­ché ses meilleurs scores, Ma­rion Maréchal-Le Pen joue sur du ve­lours. Pas be­soin, sur ces terres, de cher­cher à cap­ter les élec­teurs de gauche. « Ici, la base est à droite. C’est à elle qu’il faut par­ler », as­sure son staff de cam­pagne. Son pro­gramme marche d’ailleurs sur les pla­tes­bandes de Ch­ris­tian Es­tro­si (LR), son ad­ver­saire au se­cond tour. « A la pré­si­den­tielle de 2007, si j’avais pu vo­ter, j’au­rais pro­ba­ble­ment vo­té pour Sar­ko­zy, confiait-elle d’ailleurs en 2012, à peine élue dé­pu­tée du Vau­cluse. A l’époque, comme beau­coup de gens, sa per­son­na­li­té me sé­dui­sait. Mais j’en suis vite re­ve­nue. »

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