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Le Parisien (Paris) - - LE FAIT DU JOUR - P.TH.

Pierre Masseret n’ignore rien de la pa­gaille qu’il sème. D’au­tant qu’il a échan­gé avec Ma­nuel Valls par té­lé­phone, hier ma­tin. Confi­dence du fron­deur du Grand Est : « Je le connais bien et je porte un ju­ge­ment ex­trê­me­ment fa­vo­rable sur lui. Je suis na­vré parce que je l’em­bête. Je ne lui fa­ci­lite pas la vie, je le sais bien. Mais le par­ti ne fa­ci­lite pas la mienne en me de­man­dant de me re­ti­rer. » Oui, re­con­naît-il, il y a eu des pres­sions de Pa­ris. Masseret ne s’en of­fusque pas. « La vie d’un par­ti, ce n’est pas les Bi­sou­nours. » Il ac­cueille les tacles de ses ca­ma­rades so­cia­listes par un haus­se­ment d’épaules : « Il faut lais­ser glis­ser. » Masseret l’ad­met : « Oui, ceux qui vou­laient se re­ti­rer sont can­di­dats mal­gré eux. » Droit dans ses bottes, il pour­suit : « N’ima­gi­nez pas que je suis heu­reux de ce­la… Ce sont mes amis, je les aime. » A l’en­tendre, ce n’est pas lui qui rompt le contrat. « On sa­vait qu’on se­rait 3es et, de­puis le dé­but, on avait dé­ci­dé d’al­ler jus­qu’au bout. »

(Pho­topqr/« L’Est-Ré­pu­bli­cain »/Alexandre Mar­chi.)

Nan­cy (Meurthe-et-Mo­selle), lun­di. Lâ­ché par la moi­tié de ses co­lis­tiers, Jean-Pierre Masseret a mal­gré tout dé­ci­dé de brouiller le mes­sage du « bar­rage ré­pu­bli­cain » vou­lu par Fran­çois Hol­lande et Ma­nuel Valls.

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