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La belle opé­ra­tion du Qa­tar

Le Parisien (Paris) - - ÉCONOMIE - M.PE.

pro­prié­taires de plu­sieurs hô­tels de luxe (le Mar­ti­nez à Cannes, le Pa­lais de la Mé­di­ter­ra­née à Nice), les in­ves­tis­seurs qa­ta­riens ap­pré­cient la Côte d’Azur. L’an­cien émir du Qa­tar Ha­mad bin Kha­li­fa al-Tha­ni lor­gnait sur le Vis­ta Pa­lace avant sa mise en re­dres­se­ment ju­di­ciaire. A l’époque, French Pro­per­ties Ma­na­ge­ment (FPM), la so­cié­té gé­rant les af­faires im­mo­bi­lières de la famille royale en France, ré­flé­chis­sait à se po­si­tion­ner sur l’éta­blis­se­ment de luxe pour un mon­tant lar­ge­ment su­pé­rieur à 100 M€, as­sure la plainte que nous avons pu consul­ter. A 30,5 M€, au­tant dire que le Qa­tar a fait une ma­gni­fique af­faire. Der­rière FPM, il y a une femme, Cha­dia Clot. Contac­tée plu­sieurs fois, cette Pa­les­ti­nienne, proche d’Ha­mad bin Kha­li­fa alT­ha­ni, ne nous a pas ré­pon­du. Sur le dos­sier, l’am­bas­sade et Ely­pont, l’un des re­lais en France du fonds sou­ve­rain du Qa­tar, se ren­voient la balle et ne font guère plus de com­men­taires. « Il y a beau­coup de zones d’ombre dans cette af­faire, es­time l’un des conseils de Bru­no Aro­sio, ex-pro­prié­taire du Vis­ta Pa­lace. Les bé­né­fi­ciaires éco­no­miques fi­naux sont des so­cié­tés de droit luxem­bour­geois et au moins une so­cié­té de droit néer­lan­daise, mais qui ne sont pas clai­re­ment iden­ti­fiées. Comme si, dès qu’il s’agit de la famille royale du Qa­tar, il ne sem­blait plus re­quis de dis­po­ser des in­for­ma­tions obli­ga­toires dans le cadre de la lutte contre le blan­chi­ment. »

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