L’uti­li­ser pour se dé­bar­ras­ser de la té­tine ?

Le Parisien (Paris) - - FAMILLE - F.D. FLO­RENCE DEGUEN

parce que l’en­fant était d’ac­cord… mais pas pré­pa­ré à un se­vrage bru­tal. Les psys, qui n’aiment guère les mar­chan­dages, aver­tissent qu’il « faut que l’en­fant soit prêt » et que l’adulte le soit aus­si. Au­tant dire « à l’aise avec cette ver­sion » et fer­me­ment dé­ci­dé à s’y cram­pon­ner. Une fois ac­té « la té­tine, c’est fi­ni », que le Père Noël soit dans la boucle ou pas, on ne re­vient pas en ar­rière ! Le pro­blème, à agi­ter le doigt et à ré­pé­ter à la moindre oc­ca­sion à un pe­tit que le Père Noël ne va pas être content, c’est que soit l’en­fant n’ac­corde ra­pi­de­ment plus de cré­dit à la me­nace, soit ça peut lui faire peur. « Mais ma­man, le Père Noël, il me voit tout le temps ? » Lu­cas, âgé de 5 ans, a ac­cep­té long­temps sans bron­cher les « At­ten­tion si t’es pas sage… », mais, puis­qu’il se pose deux fois plus de ques­tions que l’an der­nier, il se de­mande sou­dain com­ment le Père Noël va sa­voir qu’il a fait des bê­tises…

Sur­tout celles qu’il n’a pas avouées à ses pa­rents. « Mon fils a com­men­cé à cau­che­mar­der et j’ai pré­fé­ré le ras­su­rer en lui ex­pli­quant que le Père Noël était très oc­cu­pé et qu’il ne voyait pas tout », avoue sa ma­man. Le vieux bon­homme ven­tri­po­tent doit mal­gré tout res­ter un per­son­nage ras­su­rant, ce­lui qui ré­com­pense quoi qu’on ait fait. « Noël, c’est une trêve, dont les en­fants ont aus­si be­soin pour se construire, conclut Isa­belle Fillio­zat. C’est même le seul mo­ment où on est gâ­té par la vie sans avoir le be­soin de dire mer­ci. »

(DR.)

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