Com­ment ils ont construit le ca­cha­lot géant nPour

Le Parisien (Paris) - - LES SORTIES AU CINÉMA - H.L.

ma­té­ria­li­ser à l’écran l’énorme ca­cha­lot blanc Mo­by Dick qui fit cou­ler par le fond le ba­lei­nier « Es­sex » en 1820, les dé­co­ra­teurs du film ont consul­té des des spé­cia­listes de ce mam­mi­fère. « Il nous fal­lait ana­ly­ser leur com­por­te­ment pour être réa­liste au maxi­mum », jus­ti­fie le réa­li­sa­teur, Ron Ho­ward. Ils ont conçu un ca­cha­lot de 29 m de long, pe­sant 80 t, avec une queue de 6 m d’en­ver­gure, à la peau com­por­tant de nom­breuses ci­ca­trices dues aux pré­cé­dents har­pon­nages aux­quels il avait échap­pé. Le monstre ma­rin, de même que les ba­leines et les autres ca­cha­lots mâles plus pe­tits (16 m) qu’on voit dans le film, ont en­suite été ani­més par ef­fets spé­ciaux nu­mé­riques. Les co­mé­diens na­vi­guaient par­mi des ba­leines vir­tuelles et har­pon­naient des cibles ima­gi­naires sur fond bleu, mais on a l’illu­sion que ces sé­quences de pêche à bord de cha­loupes sont bien réelles. A chaque fois que Mo­by Dick ef­fec­tue un saut, un coup de queue, les spé­cia­listes jau­geaient la cré­di­bi­li­té de son com­por­te­ment. « Il fal­lait à tout prix évi­ter d’em­bar­quer les spec­ta­teurs dans un monde fan­tas­tique », com­mente la res­pon­sable des ef­fets vi­suels, Jo­dy John­son. Les na­vires à l’écran, eux, sont au­then­tiques. La production a sillon­né le monde en­tier pour trou­ver un ba­teau sem­blable à l’« Es­sex » et dé­nic­hé en Cor­nouaille un deux-mâts (l’« Es­sex » en avait trois), le « Phoe­nix », d’al­lure si­mi­laire. Ce na­vire a ser­vi pour les prises de vues au large des îles Ca­na­ries. Une ré­plique a été fa­bri­quée pour les scènes tour­nées aux stu­dios de Lea­ves­den, en Angleterre.

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