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Le Parisien (Paris) - - LE FAIT DU JOUR -

Les bons points ne sont pas en odeur de sain­te­té au­près de pé­da­gogues qui es­timent qu’ils ap­par­tiennent à l’école d’au­tre­fois. Agré­gée de lettres, Eve­line Char­meux, qui fut pro­fes­seur d’école nor­male puis dans les IUFM (Ins­ti­tuts uni­ver­si­taires de for­ma­tion des maîtres), ne voit ain­si « ab­so­lu­ment au­cun in­té­rêt » aux récompenses in­di­vi­duelles. « Of­frir un ca­deau à un en­fant parce qu’il a les meilleures notes, c’est scan­da­leux, c’est de la dis­cri­mi­na­tion par rap­port aux autres en­fants. Le fait de ne pas don­ner de ré­com­pense de­vient une pu­ni­tion. C’est un sys­tème im­mo­ral qui tue la res­pon­sa­bi­li­té des en­fants, qui les em­pêche de gran­dir, qui les sou­met, qui fa­brique des adultes in­fan­tiles. Pour moi, c’est un très mau­vais en­cou­ra­ge­ment, ce n’est pas une ma­nière pour les faire tra­vailler », s’in­digne-t-elle. Cette re­trai­tée qui a pas­sé sa car­rière à for­mer des en­sei­gnants ne croit pas « à la no­tion de meilleur, de mau­vais, de faible ». « Per­sonne n’est su­pé­rieur aux autres. Les en­fants qui réus­sissent bien à l’école sont des en­fants qui ont de la

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