Opé­ra­tion­dé­ni­gre­men­tà­droite

Le Parisien (Paris) - - PARIS - J. VA

nAm­biance.

Dans la salle du pa­lais des Sports d’Is­sy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), avant l’ou­ver­ture pré­vue à 18 h 30, 1 800 chaises ont été ins­tal­lées. Sur une par­tie d’entre elles un bra­ce­let « J’ai choi­si Pé­cresse », slo­gan de cam­pagne de la liste, ain­si qu’un dra­peau tri­co­lore à agi­ter dès que pos­sible ont été po­sés. Les dis­cours se suc­cèdent pen­dant deux in­ter­mi­nables heures. L’un d’eux pro­nonce le nom de Ni­co­las Sar­ko­zy, la salle ap­plau­dit. Un peu après 21 h 20, la tête de liste LR-UDI-Mo­Dem, Va­lé­rie Pé­cresse, prend en­fin la pa­role sous les ac­cla­ma­tions de la salle.

Au pre­mier rang comme au der­nier, ils y croient. « C’est ac­quis ou qua­si­ment », as­sure dans un large sou­rire Jean-Pierre, de Seine-Saint-De­nis. « Au pre­mier tour, les gens ont vo­té FN pour aler­ter. Je pense qu’au deuxième tour, ils vont se re­por­ter sur la liste de Va­lé­rie Pé­cresse », ana­lyse Mi­chel, du Vald’Oise. « Et puis notre can­di­date, elle, veut réel­le­ment ga­gner, elle n’au­ra d’ailleurs pas d’autres cas­quettes. Le so­cia­liste, lui, pour­ra tou­jours re­tour­ner sur son per­choir », per­sifle Ma­ryse. De l’ab­sence des té­nors et sur­tout de Ni­co­las Sar­ko­zy, la plu­part des militants ac­quiescent : « Il ne faut pas se trom­per de mo­ment. Ils ont ap­por­té leur sou­tien. Mais là nous par­lons des ré­gio­nales,

nMi­li­tants.

du trans­port, de l’édu­ca­tion. Pas des pri­maires », ana­lyse Ma­thilde. « La pré­sence de tous ces té­nors crée par­fois des dis­sen­sions y com­pris pen­dant les mee­tings, confie un mi­li­tant. Ce soir, ce­la n’ar­ri­ve­ra pas. »

Pas de Ni­co­las Sar­ko­zy, d’Alain Jup­pé ou de Fran­çois Fillon. Mais dans les pre­miers rangs, on compte l’an­cien Pre­mier mi­nistre Edouard Bal­la­dur, Jean-Ch­ris­tophe La­garde (UDI), Ma­rielle de Sar­nez (Mo­Dem) et les Ré­pu­bli­cains Na­tha­lie Kos­cius­ko-Mo­ri­zet, Ro­ger Ka­rout­chi, Ch­ris­tian Ja­cob, chef de file des dé­pu­tés LR, Gé­rard Lar­cher, pré­sident du Sé­nat, la tête de liste du 92, Thier­ry So­lère, le pré­sident du con­seil dé­par­te­men­tal du 92 Pa­trick De­ved­jian, Da­vid Douillet, dé­pu­té de Pois­sy (Yve­lines), Ch­ris­tine Bou­tin, Ra­chi­da Da­ti.

phrases. Opé­ra­tion dé­ni­gre­ment de son ad­ver­saire, Pé­cresse fus­tige le « can­di­dat de l’es­quive et des faux-fuyants », « sec­taire ». « Il faut faire bar­rage à cet homme qui, de­puis le dé­but des an­nées 80 sym­bo­lise ce so­cia­lisme des im­pôts, du chô­mage, du laxisme et du com­mu­nau­ta­risme », « ce­lui qui in­carne la ca­ri­ca­ture du sys­tème et des ap­pa­rat­chiks ». Et ap­pelle à la mo­bi­li­sa­tion : « Je sens cette en­vie de chan­ge­ment, de ré­forme et de dire stop au par­ti so­cia­liste. Tout est pos­sible. »

nTé­nors.

nLes

Is­sy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), pa­lais des Sports, hier. Va­lé­rie Pé­cresse (LR) a ap­pe­lé à faire « bar­rage » à Claude Bar­to­lone « can­di­dat de l’es­quive ».

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