La gauche joue l’uni­té

Le Parisien (Paris) - - PARIS - QUEN­TIN LAURENT

nAm­biance.

Mines ré­jouies, ap­plau­dis­se­ments nour­ris. Plus de 1 500 per­sonnes ve­nues de toute la ré­gion ont don­né de la voix et agi­té les nom­breux dra­peaux PS, EELV, Front de gauche hier soir au pa­lais des Spec­tacles de Cré­teil, au rythme des slo­gans lan­cé par un spea­ker char­gé de mettre l’am­biance. Ça res­sem­blait à un soir de fête pour la gauche unie, mal­gré l’in­cer­ti­tude qui plane sur le ré­sul­tat du scru­tin de di­manche pro­chain.

militants. « Il a peut-être man­qué une mo­bi­li­sa­tion des militants de gauche au 1er tour, mais ça va pas­ser, la seule ré­serve de Pé­cresse, c’est le FN ou Du­pont-Ai­gnan », es­time Pierre, mi­li­tant PS de Sei­neet-Marne. « Il faut al­ler cher­cher les voix des abs­ten­tion­nistes », lance Pau­line, 23 ans, so­cia­liste des Yve­lines, « per­sua­dée » de la vic­toire. Sa­rah, jeune mi­li­tante éco­lo de Pa­ris y croit aus­si. « Chez nous les gens res­tent mo­bi­li­sés, car on a en­core une chance que la ré­gion porte des po­li­tiques éco­lo­giques. » « Il faut qu’on garde la ré­gion à gauche coûte que coûte, moi j’y crois », as­sure Chan­tal, mi­li­tante PC du 94, dra­peau Front de gauche en main.

té­nors. Les têtes d’af­fiche sont nom­breuses à être ve­nues sou­te­nir l’union de la gauche, au pa­lais des Spec­tacles de Cré­teil (Val-de-

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Marne). Cô­té PS, Jean-Ch­ris­tophe Cam­ba­dé­lis, Pre­mier se­cré­taire, l’an­cien mi­nistre de l’Edu­ca­tion na­tio­nale Be­noît Ha­mon, la maire (PS) de Pa­ris Anne Hi­dal­go et le pré­sident sor­tant de la ré­gion Jean-Paul Hu­chon ont fait le dé­pla­ce­ment. Les pré­si­dents PCF et PS du Val-de-Marne et de Seine-Saint-De­nis, la mi­nistre de la Jus­tice (PRG) Ch­ris­tiane Tau­bi­ra, ac­cla­mée, ont aus­si as­sis­té au mee­ting, comme l’ex mi­nistre EELV Cé­cile Du­flot. L’hu­mo­riste Gé­rald Da­han (fa­meux imi­ta­teur de Ni­co­las Sar­ko­zy), le co­mé­dien Jacques We­ber, le rap­peur Rost et l’ur­gen­tiste Pa­trick Pel­loux ont aus­si don­né de la voix.

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phrases. « Il y a match élec­to­ral di­manche. La gauche peut ga­gner, doit ga­gner, va ga­gner ! » mar­tèle, poing le­vé, Claude Bar­to­lone à la tri­bune. Si le can­di­dat PS a loué le ras­sem­ble­ment de la toute la gauche au 2e tour, il a lar­ge­ment ta­clé « la can­di­date de Ni­co­las Sar­ko­zy », sans ja­mais la nom­mer. « Nous de­vons battre la droite, pour ce qu’elle de­vient : une droite ex­trême ! » a-t-il en­fon­cé. « Si la droite l’em­porte, gare à la culture, au sport, à la vie as­so­cia­tive, gare à ce qui fait le sel de la vie. » « L’Ile-de-France as­pire à la jus­tice so­ciale », a conclu Bar­to­lone, ajou­tant : « C’est le com­bat de ma vie ».

Cré­teil (Val-de-Marne), pa­lais des Spec­tacles, hier soir. « La gauche peut ga­gner, doit ga­gner, va ga­gner », a mar­te­lé Claude Bar­to­lone (PS).

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