Di­ta va rendre fou le Cra­zy

Di­ta Von Teese va s’ins­tal­ler au mois de mars au Cra­zy Horse, où elle s’est dé­jà pro­duite deux fois. Ren­contre avec la star du strip-tease.

Le Parisien (Paris) - - LOISIRS ET SPECTACLES - Pro­pos recueillis par RE­NAUD BA­RO­NIAN

LA REINE AMÉ­RI­CAINE du strip­tease « bur­lesque », cette ver­sion chic et gla­mour de l’ef­feuillage, prend tou­jours au­tant de plai­sir, à 43 ans, à mon­ter sur scène. Elle nous an­nonce en avant-pre­mière qu’elle va se pro­duire de nou­veau au Cra­zy Horse. Bien­tôt de re­tour à Pa­ris ? DI­TA VON TEESE. Oui, je vais re­ve­nir dan­ser au Cra­zy, pen­dant deux se­maines, du 15 au 30 mars 2016. Contrai­re­ment à mes deux ve­nues pré­cé­dentes, je vais créer plu­sieurs nu­mé­ros spé­ciaux, dont un avec un chan­teur et com­po­si­teur fran­çais dont je ne peux pas en­core ré­vé­ler le nom. Cer­tains ta­bleaux se­ront dans mon style bur­lesque, ce qui ne s’est en­core ja­mais vrai­ment fait ici, d’autres se­ront plus dans la touche du Cra­zy, et je se­rai aus­si in­té­grée dans le show avec les dan­seuses. Qu’ai­mez-vous dans ce ca­ba­ret ? Jeune fille, j’ai été lit­té­ra­le­ment ob­sé­dée par le Cra­zy. Je col­lec­tion­nais alors des pho­tos des dan­seuses en uni­formes. Au dé­but des an­nées 1990, lors de ma pre­mière ve­nue à Pa­ris, j’ai te­nu à y ve­nir ra­pi­de­ment et suis re­ve­nue quatre fois de suite en une se­maine, et fi­na­le­ment la fille d’Alain Ber­nar­din, le fon­da­teur des lieux, m’a re­pé­rée et m’a au­to­ri­sée à ve­nir au­tant de fois que je le vou­lais : j’ai dû voir le show trente fois ! Pour moi, c’est la ver­sion fran­çaise du strip-tease bur­lesque à l’amé­ri­caine. C’est un pu­blic très dif­fé­rent du strip-tease clas­sique : il y a beau­coup de femmes, des couples, des gays. Votre car­rière connaît une éton­nante lon­gé­vi­té… Mes pre­miers shows datent de 1991. A l’époque, je me pro­dui­sais sur la scène bran­chée de Los An­geles. Au même mo­ment, je me suis ren­due dans des clubs de strip-tease, et ce que j’y ai vu m’a at­ter­rée : du rock à fond, des blondes en bi­ki­nis jaunes, ça n’était vrai­ment pas pour moi qui étais fan de pin-up des an­nées 1940. J’ai alors com­men­cé à me pro­duire, en lin­ge­rie, avec des shows bur­lesques dans des clubs fé­ti­chistes, et pro­gres­si­ve­ment j’ai connu da­van­tage de suc­cès. Pour­quoi ai­mez-vous tant la lin­ge­rie ? J’ai tou­jours ado­ré les cor­sets, les guê­pières, la den­telle, les gants, je trouve que ce sont des ac­ces­soires de scène — et du quo­ti­dien ! — très fé­mi­nins, qui sou­lignent les cour­bures du corps et avec les­quels on peut créer beau­coup de mys­tère, bien plus qu’avec un bi­ki­ni en tout cas. Et ce­la couvre quand même da­van­tage le corps… Di­ta Von Teese, c’est aus­si une marque ? Oui, la sec­tion « bou­tique » de mon site In­ter­net a bien gran­di. On y trouve dé­sor­mais du ma­quillage, du par­fum, des vê­te­ments. Je suis par­ti­cu­liè­re­ment fière de ma lin­ge­rie : elle est vrai­ment des­ti­née aux femmes, avec un cô­té fonc­tion­nel tout en se ré­vé­lant très gla­mour. Elle n’est pas tant faite pour sé­duire que pour per­mettre aux femmes de s’y sen­tir bien et belles.

(LP/Fré­dé­ric Du­git.)

Stro­mae.

Pa­ris, le 10 no­vembre. Lors de son show à Pa­ris, Di­ta Von Teese va « créer plu­sieurs nu­mé­ros spé­ciaux, dont un avec un chan­teur et com­po­si­teur fran­çais ».

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