Jour­née de ga­lère sur le RER A… comme pré­vu

Le Parisien (Paris) - - PARIS - B.H. ET T.C.

VERS 12 h 30, les quais de Nan­terre pré­fec­ture étaient dé­serts. Près des tour­ni­quets lais­sés ou­verts, Lu­do­vic consul­tait les ho­raires pro­vi­soires de la jour­née, af­fi­chés sur de simples feuilles de pa­pier. « En fait, il y a des trains le ma­tin et le soir. Entre les deux, pas grand­chose », a-t-il consta­té, dé­pi­té.

Comme cet ha­bi­tant des Hauts-de-Seine, les usa­gers du RER A ont tous re­mar­qué que l’ap­pel à la grève lan­cé par 4 syn­di­cats de la RATP (Unsa, CGT, Sud et FO) a été mas­si­ve­ment sui­vi hier. Le tra­fic sur la ligne la plus fré­quen­tée d’Eu­rope (avec plus d’un mil­lion de pas­sa­gers par jour) a été ré­duit à une rame sur deux aux heures de pointe et seule­ment un train sur quatre le reste du temps.

La re­prise du tra­vail vo­tée

Les conduc­teurs du RER A, qui ont dé­po­sé une alerte so­ciale, en­ten­daient dé­non­cer les en­torses aux règles de sécurité de leur di­rec­tion en cas de dé­cou­verte de co­lis sus­pect sur le ré­seau. Après une AG en mi­lieu de jour­née, les gré­vistes ont vo­té la re­prise du tra­vail ce ma­tin.

« Mais le pro­blème que nous avons sou­le­vé n’a pas été ré­glé », rap­pelle Laurent Gal­lois, dé­lé­gué Unsa, en sou­li­gnant que des ob­jets aban­don­nés sont par­fois pris en charge par des agents RATP avant même l’in­ter­ven­tion des forces de l’ordre. « La ré­gu­la­ri­té des trains passe-t-elle avant la sécurité ? », s’in­ter­roge-t-il.

Au siège de la RATP (qui en­re­gistre 4 fois plus de si­gna­le­ments d’ob­jets sus­pects de­puis les at­ten­tats), on sou­ligne au contraire que les pro­cé­dures de sécurité sont scru­pu­leu­se­ment res­pec­tées.

(LP/T.C.)

Nan­terre (Hauts-de-Seine), hier. En de­hors des heures de pointe, seul un train sur quatre cir­cu­lait sur la ligne A.

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