« Mieux vaut tard que ja­mais »

Le Parisien (Paris) - - LE FAIT DU JOUR -

UN DÉ­FI­LÉ CI­TOYEN sur les trot­toirs de Pa­ris. De­vant le com­mis­sa­riat du XVIIe ar­ron­dis­se­ment, on se pres­sait hier pour de­man­der aux po­li­ciers qui filtrent les en­trées : « C’est en­core bon pour une pro­cu­ra­tion ? » A l’heure du dé­jeu­ner, ils sont une bonne di­zaine à rem­plir le for­mu­laire qui per­met­tra à un proche de vo­ter à leur place de­main, lors du se­cond tour des ré­gio­nales. Par­mi eux, Juan Par­ra, un Pa­ri­sien de 40 ans. Ce maître d’hô­tel qui tra­vaille ce di­manche concède qu’il n’est pas un « élec­teur as­si­du ». Mais, cette fois, il a dé­ci­dé de se mo­bi­li­ser. « Il ne faut pas que le Front na­tio­nal passe. J’ai peur des dé­bor­de­ments que ce­la pour­rait gé­né­rer dans le pays. Ça me fait com­plè­te­ment flip­per », lâche-t-il. Juan Par­ra a confié à l’un de ses amis le soin de glis­ser un bul­le­tin dans l’urne pour Va­lé­rie Pé­cresse (les Ré­pu­bli­cains).

Anahita, ins­crite sur les listes élec­to­rales de Lille (Nord), veut éga­le­ment faire bar­rage à l’ex­trême droite. Elle s’est abs­te­nue au pre­mier tour. « Je culpa­bi­lise tel­le­ment, souffle cette consul­tante. Mais bon, mieux vaut tard que ja­mais. » En quelques mi­nutes, la dé­marche est ef­fec­tuée. C’est son père qui vo­te­ra à sa place. « Les scores du FN dans ma

(DR.)

Pa­ris (XVIIe), hier. Anahita, ins­crite à Lille, s’est abs­te­nue au pre­mier tour : « Je culpa­bi­lise tel­le­ment.» Elle a main­te­nant fait sa pro­cu­ra­tion pour le se­cond.

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