« J’ai ga­gné du temps »

Le Parisien (Paris) - - SOCIÉTÉ - FLO­RENCE MÉRÉO

MAR­DI, AR­THUR s’est lan­cé dans le grand ma­ra­thon des ca­deaux de Noël. Une course qu’il a ter­mi­née en moins de cinq heures, sans au­cun mal de pied, ni mi­graine. Et pour cause : ce jog­geur aver­ti a ter­mi­né cette per­for­mance-là… de­vant l’or­di­na­teur de son ap­par­te­ment pa­ri­sien. « J’ai réus­si à tout faire ! J’ai ga­gné du temps. Ça a été in­tense mais, à part une ou deux ba­bioles de der­nière mi­nute, j’ai ache­té le très, très gros de mes ca­deaux », s’en­thou­siasme le jeune homme de 26 ans, avant d’énu­mé­rer la liste de la quin­zaine de pré­sents com­man­dés en ligne pour ses pa­rents, frère et soeur, neveu et nièce, amis et même pour son amou­reux.

Une opé­ra­tion ron­de­ment me­née et, pour­tant, c’est la pre­mière fois que ce chef de pro­duit se fond dans la Toile pour faire plai­sir à ses proches. « Je suis pas­sé de rien à tout. » D’abord, ex­plique-t-il, parce que les at­ten­tats meur­triers du 13 no­vembre ont lais­sé leur em­preinte. « Ce­la ne m’a pas mis à l’aise avec l’idée d’al­ler dans les ma­ga­sins, comme je le fai­sais les autres an­nées, à Ma­de­leine ou sur les Champs-Ely­sées. Etre dans la foule avait un cô­té ef­frayant. »

Mais aus­si parce qu’Ar­thur y a vu « l’op­por­tu­ni­té de faire de bonnes af­faires ». En sprin­tant d’un site à l’autre, il a no­tam­ment trou­vé une pro­mo­tion de 20 % sur le ca­deau (te­nu se­cret) qu’il convoi­tait pour son com­pa­gnon. « J’en ai pro­fi­té pour com­plé­ter avec autre chose. J’ai aus­si re­mar­qué, dé­taille-t-il, que cer­tains sites fai­saient des li­vrai­sons gra­tuites dès 50 € d’achat. Sur l’un d’eux, j’ai donc ache­té un jo­li bon­net pour ma filleule et un porte-mon­naie de la même marque pour mon neveu. En clair, j’ai évi­té le monde des ma­ga­sins et la cha­leur étouf­fante, tout en gé­rant mieux mon bud­get », ré­sume le jeune homme.

Ce tra­vailleur mar­ke­ting n’a tou­te­fois pas pris de « risque in­con­si­dé­ré », plai­sante-t-il, pour li­mi­ter les dé­cep­tions à l’ou­ver­ture des co­lis. A part un bou­quin gla­né sur Pri­ceMi­nis­ter, il n’a ache­té que des pro­duits des marques qu’il connaît et fré­quente « pour de vrai », comme Se­pho­ra ou Mas­si­mo Dut­ti.

Reste que sur­fer sur le Web ne l’en­traî­ne­ra pas sur la vague de l’es­prit de Noël. « Il y a d’autres choses que j’ai faites en ma­ga­sin, comme ache­ter un sa­pin. Pour le 24, je pren­drai dans une belle pâ­tis­se­rie le des­sert que j’em­mè­ne­rai dans ma famille », dit-il, droit dans ses bas­kets.

En at­ten­dant, il va pro­fi­ter du temps « éco­no­mi­sé » pour pré­pa­rer son autre ma­ra­thon, ce­lui de Pa­ris, pour le­quel In­ter­net ne lui se­ra cette fois d’au­cune aide.

« L’op­por­tu­ni­té de faire

de bonnes af­faires »

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