Une bi­jou­te­rie bra­quée… à deux pas de l’Ely­sée

Le bu­tin est es­ti­mé à près de 1 M€. Hier, sous la me­nace d’une arme, un homme seul s’est fait re­mettre le conte­nu de plu­sieurs vi­trines de la bou­tique Cho­pard.

Le Parisien (Paris) - - LE JOURNAL DE PARIS - BE­NOÎT HASSE

L’EN­TRÉE DU PA­LAIS pré­si­den­tiel se trouve à moins de 50 m. Le mi­nis­tère de l’In­té­rieur est à peine plus loin. La pe­tite bi­jou­te­rie de la marque Cho­pard, si­tuée au 72 de la très chic rue du Fau­bourg-Saint-Ho­no­ré (Ier), est au coeur du sec­teur sans doute le plus sé­cu­ri­sé de la ca­pi­tale.

C’est pour­tant cette adresse qu’un mal­fai­teur d’une in­croyable au­dace a choi­si de bra­quer, hier, en fin de ma­ti­née. Le bu­tin de son at­taque éclair, qui s’est dé­rou­lée sans vio­lence, pour­rait avoi­si­ner le mil­lion d’eu­ros ! Hier après-mi­di, le pré­ju­dice était tou­jours en cours d’éva­lua­tion. Mais le prix des montres de luxe lais­sées en vi­trine (de 5 100 à 28 000 €) ren­dait cette es­ti­ma­tion plau­sible.

Il a son­né à la porte comme un client lamb­da

Se­lon les pre­miers élé­ments de l’en­quête, le bra­queur — dé­crit par une source po­li­cière comme un qua­dra­gé­naire « pré­sen­tant bien » — au­rait agi seul. Il s’est pré­sen­té de­vant la bi­jou­te­rie vers 11 h 30… Et a son­né à la porte de la bou­tique comme un client lamb­da. Une fois dans les lieux, il au­rait re­vê­tu un masque pour dis­si­mu­ler son vi­sage avant de bran­dir une arme à feu.

Sous la me­nace, il s’est en­suite ra­pi­de­ment fait re­mettre le conte­nu de plu­sieurs vi­trines… Puis est re­par­ti à pied. L’at­taque, ul­tra­ra­pide, n’a été re­pé­rée ni par les po­li­ciers (en­core plus nom­breux que d’ha­bi­tude dans le sec­teur de­puis l’ins­tau­ra­tion de l’état d’ur­gence) ni par les com­mer­çants voi­sins de la bou­tique Cho- pard. « Je n’ai en­ten­du au­cun cri, au­cun bruit sus­pect. Et je n’ai pas no­té de mou­ve­ment par­ti­cu­lier en face », com­mente une em­ployée d’un com­merce avec vue sur la bi­jou­te­rie bra­quée. « Pour faire ça ici, fran­che­ment, il faut en avoir », ajoute, im­pres­sion­né, un voi­tu­rier de la rue du Fau­bourg-Saint-Ho­no­ré.

L’ex­ploi­ta­tion des images des mul- tiples ca­mé­ras dis­po­sées au­tour de l’Ely­sée mais aus­si de la vi­déo­sur­veillance des com­merces de luxe du quar­tier per­met­tra, peut-être, d’en sa­voir plus sur le mys­té­rieux bra­queur. La bri­gade de ré­pres­sion du ban­di­tisme (BRB) de la PJ pa­ri­sienne a été char­gée de la suite de l’en­quête sur ce bra­quage à contre-cou­rant des ten­dances ac­tuelles. Il y a une se­mai- ne, le ser­vice sta­tis­tique du mi­nis­tère de l’In­té­rieur a en ef­fet in­di­qué que la mul­ti­pli­ca­tion des pa­trouilles de po­lice avait en­traî­né une baisse des vols d’en­vi­ron 16 % de­puis les at­ten­tats de no­vembre.

VI­DÉO

Le re­por­tage

le­pa­ri­sien.fr/75 ap­pe­lés à vo­ter di­manche. Le se­cond tour des élec­tions ré­gio­nales s’an­nonce in­cer­tain. Quel que soit le ré­sul­tat à la sor­tie des urnes, ce sont en tout cas 1 238 556 Pa­ri­siens qui sont ap­pe­lés à ef­fec­tuer cette dé­marche ci­vique. Pour ce­la, ils se­ront ac­cueillis dans l’un des 868 bu­reaux de vote de la ca­pi­tale. Les élec­teurs de la ca­pi­tale ont donc le choix entre la liste d’union de la gauche (PSEELV-FG) conduite par Claude Bar­to­lone avec Ma­rie-Pierre de la Gon­trie en pre­mière po­si­tion à Pa­ris, celle d’union de la droite (LR-UDI-Mo­Dem) de Va­lé­rie Pé­cresse et Pierre-Yves Bour­na­zel et, en­fin, la liste FN de Wal­le­rand de Saint Just. Les bu­reaux sont ou­verts de 8 heures à 20 heures.

Mar­ti­gnac.) (LP/Mat­thieu de

72, rue du Fau­bourg-Saint-Ho­no­ré (Ier), hier. Le bra­queur, un qua­dra élé­gant, est par­ti à pied de la bi­jou­te­rie.

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