Notre sélection de disques à écou­ter en famille

Il y a eu long­temps la mu­sique pour les grands et celle pour les pe­tits. Au­jourd’hui, de plus en plus de chan­teurs, d’Al­de­bert à Ju­liette, re­poussent les fron­tières et écrivent des al­bums pour tous. On ap­plau­dit.

Le Parisien (Paris) - - LA UNE - Sélection : ÉRIC BU­REAU

LE RAYON de Noël « al­bums pour en­fants » n’a ja­mais été aus­si four­ni. Outre les têtes de gon­dole que sont « Mar­tin et les Fées », pro­jet ca­ri­ta­tif por­té par Yan­nick Noah, et « les En­fan­tillages de Noël » d’Al­de­bert, quatre disques té­moignent de l’en­vie des ar­tistes de dé­pous­sié­rer le disque jeunesse. Quelle af­fiche in­at­ten­due et éclec­tique ! On doit « Bal­tha­zar tête de bois » aux frères Le­doux, du groupe rock Blan­kass, « les Songes de Léo » à Mor­gane Im­beaud, la voix de Co­coon. « Les In­diens sont à l’Ouest » est un conte made in 93 avec la chan­teuse Ju­liette et « Dou­dou Blues » le rêve de­ve­nu réa­li­té d’une ma­man pa­ri­sienne.

« On a fait plein de pe­tits », s’en­thou­siasme Ma­rie No­wak. Pour la « ma­man » du « Sol­dat rose », suc­cès ven­du à 450 000 exem­plaires il y a dix ans et à 100 000 exem­plaires il y a deux ans, « il y a un avant et un après Sol­dat rose ». « D’une part, les mai­sons de disques ont com­pris qu’il y avait une forte de­mande du pu­blic, ex­plique-t-elle. Et de l’autre, les ar­tistes y voient une belle ré­créa­tion et un ex­cellent moyen de se di­ver­si­fier. »

« C’est un es­pace de li­ber­té gé­nial », confir­mait Al­de­bert, le plus gros ven­deur ac­tuel avec ses « En­fan­tillages », lors de son ré­cent concert acous­tique dans nos lo­caux_ à re­trou­ver sur Le­pa­ri­sien.fr. « Il y a une de­mande forte de chan­sons fé­dé­ra­trices pour toute la famille », ajoute Ni­co­las Re­nault, qui s’oc­cupe de ses « En­fan­tillages » chez So­ny. « On tra­vaille beau­coup avec les en­sei­gnants. Et la ver­sion livre-disque nous per­met d’être aus­si pré­sent au rayon li­vre­set en kiosque. »

Les ar­tistes de « Mar­tin et les Fées » in­sistent aus­si sur la ri­chesse de l’ob­jet. « J’ai trois en­fants et je suis très at­ta­ché à la lec­ture d’his­toires le soir avant de s’en­dor­mir, avoue Da­ny Brillant. Dans cette époque de plus en plus vir­tuelle et speed, c’est une bonne tra­di­tion. On ne créé plus de tubes pour les en­fants et c’est dom­mage, car ce­la leur forge des sou­ve­nirs. » « L’ap­pé­tit des en­fants pour les belles his­toires de­meure in­tact », ajoute Na­ta­sha StPier. Pour Gé­rard Le­nor­man, « il faut conti­nuer de rê­ver. Et ne pas ou­blier que, dans une so­cié­té, les conteurs sont in­es­ti­mables. »

« C’est un es­pace de li­ber­té gé­nial » Al­de­bert, in­ter­prète des « En­fan­tillages »

(LP/Jean-Ni­cho­las Guillo.)

Le ta­len­tueux Al­de­bert fait chan­ter et dan­ser sur ces troi­sièmes «En­fan­tillages».

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