« Ne pas tom­ber dans ce gros piège »

Le Parisien (Paris) - - EURO 2016 - Pro­pos recueillis par CH­RIS­TOPHE BÉRARD

DANS SA VOI­TURE, de re­tour d’une séance d’en­traî­ne­ment avec Li­ver­pool, Ma­ma­dou Sa­kho a com­men­té le ti­rage au sort de l’Eu­ro, qu’il ac­cueille « avec pru­dence ». Le dé­fen­seur tri­co­lore re­fuse de qua­li­fier la poule des Bleus de fa­cile et ap­pelle à la vi­gi­lance. Quand avez-vous ap­pris le ré­sul­tat du ti­rage au sort ? MA­MA­DOU SA­KHO. A la sor­tie de l’en­traî­ne­ment. Les An­glais se sont je­tés sur leur té­lé­phone et, fran­che­ment, ils ne parlent que de leur fu­tur match contre le Pays de Galles. Moi, j’ac­cueille ce ti­rage avec pru­dence. Pour­quoi ? Parce que j e connais trop bien le foot. Je sais que les gens vont dire que nous avons eu de la chance. Il ne faut pas tom­ber dans ce gros piège. Vous croyez vrai­ment que la Rou­ma­nie va jouer contre nous en pen­sant qu’elle a dé­jà per­du ? Sé­rieu­se­ment ? Je suis un joueur de haut ni­veau et, jus­te­ment, le haut ni­veau, c’est de ne sur­tout pas croire que les matchs sont fa­ciles. Si tu n’es pas à 100 % au coup d’en­voi, tu ex­plo­se­ras. La France n’est pas su­pé­rieure à la Rou­ma­nie ou à l’Al­ba­nie ? Je dis sim­ple­ment qu’une for­ma­tion qui se qua­li­fie pour la phase fi­nale de l’Eu­ro est for­cé­ment très bonne. En 2015, le ni­veau est en­core plus re­le­vé qu’avant. Les en­traî­neurs ont pro­gres­sé, les centres de for­ma­tion aus­si. Ce­la re­jaillit sur le ni­veau des sélections. Quand j’en­tends dire que telle équipe est meilleure que l’autre sur le pa­pier, je sou­ris. Concer­nant la Suisse, peut-on prendre votre vic­toire (5-2) au Mon­dial 2014 comme une ré­fé­rence ? Oui, mais pas dans le sens où vous l’en­ten­dez. Ce match, je ne veux pas en par­ler en fonc­tion de l’ad­ver­saire. Non. Ce qui compte, c’est jus­te­ment que, face aux Suisses, la France avait réus­si le match qu’il fal­lait dans l’état d’es­prit. Quand je vous dis que les matchs se gagnent seule­ment quand on est à 100 %, je pense vrai­ment à ce type de ren­contres. Le sé­lec­tion­neur suisse es­time que la France est « le fa­vo­ri » de la com­pé­ti­tion… Fa­vo­ri ? Je n’irai pas jusque-là. Mais il est clair que nous fai­sons par­tie des équipes qui ont une chance de l’em­por­ter. Nous sa­vons très bien ce que nous vou­lons faire, même si on ne va pas le crier sur tous les toits. Mais il est clair que j’ai très en­vie que le tro­phée ne quitte pas la France le 10 juillet. Com­ment al­lez-vous, après votre bles­sure au ge­nou le 9 no­vembre der­nier ? Bien mieux. J’ai re­pris l’en­traî­ne­ment col­lec­tif et je se­rai à la dis­po­si­tion de l’en­traî­neur le week-end pro­chain. Cer­tains di­saient que j’en au­rais pour six mois. Quand je vous dis que ce­la ne sert à rien de trop par­ler sans sa­voir (sou­rires) !

« On fait par­tie des équipes qui peuvent

l’em­por­ter»

Al­lianz Ri­vie­ra (Nice), le 8 oc­tobre. Le dé­fen­seur cen­tral des Bleus Ma­ma­dou Sa­kho, re­mis d’une bles­sure au ge­nou, se montre pru­dent quant à ce ti­rage.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.