Thi­riez - Le Graët, ça s’en­ve­nime

Ins­tances

Le Parisien (Paris) - - SPORTS - D.S.

IL NE FAL­LAIT PAS RA­TER le temps ad­di­tion­nel d’une as­sem­blée fé­dé­rale d’un calme plat. Les coups ont plu entre Fré­dé­ric Thi­riez, le pré­sident de la Ligue (LFP), et Noël Le Graët, le pa­tron de la Fé­dé­ra­tion (FFF). Jeu­di, pen­dant sa confé­rence de presse consa­crée à Ben­ze­ma, le se­cond en avait pro­fi­té pour ta­cler le pre­mier, no­tant : « Je pré­tends que 100 % des jour­na­listes consi­dèrent que Thi­riez n’y connaît rien en football. Et je ne dis­cute qu’avec ceux qui connaissent le bal­lon. »

Avant-der­nier ora­teur de­vant une as­sem­blée qui lui est ma­jo­ri­tai­re­ment hos­tile, le di­ri­geant de la LFP a pris la pa­role de­vant un au­di­toire ten­du qui l’a sif­flé (un peu) pour com­men­cer. « Ces crises ins­ti­tu­tion­nelles ne se ré­gle­ront non pas par des coups de force ou de men­ton, des abus d’au­to­ri­té, des pe­tites phrases, voire des in­sultes, mais par le dia­logue qui sup­pose le res­pect des ins­ti­tu­tions et des per­sonnes », ex­pli­quet-il. Une in­ter­ven­tion que Le Graët n’ap­plau­di­ra pas, contrai­re­ment à la salle. Thi­riez se ras­soit, le Bre­ton se lève et l’en­voie im­mé­dia­te­ment dans les cordes : « Je ne vais pas po­lé­mi­quer avec Fré­dé­ric. Je lui de­mande de faire l’uni­té avec ses 40 clubs. La Ligue traîne pour faire sa ré­forme, il y a deux syn­di­cats pros. Avec un peu de bon sens, ça peut se ré­gler ra­pi­de­ment. » Une fois ces amabi­li­tés échan­gées, le pré­sident de la FFF a glis­sé cette in­for­ma­tion : il an­non­ce­ra en oc­tobre pro­chain s’il est can­di­dat à sa propre suc­ces­sion. Thi­riez, lui, pré­fé­re­rait que non.

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