En at­ten­dant 2017

Le Parisien (Paris) - - LE FAIT DU JOUR - JEAN-MA­RIE MON­TA­LI

Hier, les Fran­çais ont pris leurs res­pon­sa­bi­li­tés : ils ont vo­té, en masse. On at­tend des élus qu’ils prennent les leurs en se ré­con­ci­liant avec le peuple. Com­ment ? En nous prou­vant que l’homme po­li­tique n’a pas dis­pa­ru de ce pays, dé­fi­ni­ti­ve­ment rem­pla­cé par le po­li­ti­cien à la vue basse et aux am­bi­tions dé­me­su­rées. En pre­nant en­fin la vraie me­sure des pré­oc­cu­pa­tions des Fran­çais — le chô­mage, l’in­sé­cu­ri­té, le ter­ro­risme, l’im­mi­gra­tion — et en y consa­crant toutes leurs forces. En ar­rê­tant de crier au loup le­pé­niste, en op­po­sant à l’ex­trême droite un vrai pro­gramme ré­pu­bli­cain qui se fasse en­fin en­tendre. Car la seule chose qui puisse frei­ner la pro­gres­sion du FN, c’est le dé­bat, la confron­ta­tion d’idées, cer­tai­ne­ment pas le mé­pris d’élec­teurs qui se sentent aban­don­nés par une droite et par une gauche qui ne les com­prennent plus de­puis long­temps. Hier, le FN a tré­bu­ché. Mais pour les autres, en at­ten­dant 2017, ça n’est qu’une de­mi-vic­toire. jm­mon­ta­li@le­pa­ri­sien.fr

@jean­ma­rie­mon­tal

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