Sou­te­nir une Miss, c’est un bud­get

Le Parisien (Paris) - - LOISIRS ET SPECTACLES - Ma­rine Har­caut, soeur de Miss Ile-de-France YVES JAEGLÉ

ILS VIEN­DRONT À SEIZE, du clan Miss Ilede-France, pour sou­te­nir leur fille, soeur, cou­sine ou co­pine, Fan­ny Har­caut, ce sa­me­di à Lille, en di­rect sur TF 1, pour le concours Miss France. Ce qui re­pré­sente un sa­cré bud­get : « On a pris des places VIP, à 130 € avec le dî­ner », lâche sa soeur aî­née, Ma­rine, qui vit à Di­jon. La mère de la can­di­date, qui avait du mal à trou­ver un hô­tel, a loué un gîte pour y ac­cueillir des amis. « Il ne faut pas être pauvre pour faire Miss France », lâche Ma­rine, qui a dix ans de plus que Fan­ny, le même père mais pas la même mère, en égre­nant tout ce qu’il a fal­lu ache­ter : « Lors de la soi­rée sur TF 1, les robes sont prê­tées, mais toutes les te­nues que les Miss de­vaient ap­por­ter lors du voyage de pré­pa­ra­tion étaient à la charge des fa­milles. Il y a aus­si des dé­pla­ce­ments dans d’autres villes, pour cher­cher un cou­tu­rier bien pré­cis, qui ne sont pas rem­bour­sés. »

Ma­rine a « hur­lé de joie à ne plus avoir de voix pen­dant une se­maine », le 23 juin, quand sa ca­dette est de­ve­nue reine de beau­té de l’Ile-de-France. « Je pen­sais que les dés étaient pi­pés. On se dit tou­jours qu’il y a quel­qu’un qui doit connaître quel­qu’un et qui va ga­gner… » confie la jeune femme qui tra­vaille dans la banque. Les pa­rents n’ont pas pous­sé la pe­tite

vers les po­diums : « Bien au contrai- re, pointe Ma­rine. La mère de Fan­ny est plu­tôt in­tel­lec­tuelle. Ses deux pa­rents sont res­pon­sables d’agence ban­caire et moi aus­si. Fan­ny, elle, a tou­jours été très co­quette. Il n’était pas ques­tion de ra­ter une soi­rée Miss France à la té­lé de­puis toute pe­tite ». La grande soeur fait une confi­dence : « Elle était trop belle le jour de mon ma­riage. Elle m’a fait un peu d’ombre. Waouhh ! ! ! Elle avait 16 ans et tout le monde di­sait : elle va faire mal. » Mal­gré la dis­tance et la dif­fé­rence d’âge, les deux soeurs sont « fu­sion­nelles ». Ma­rine dé­vore tout ce qui s’écrit dans la presse people sur l’élec­tion, pas trop le genre de la famille : « Fan­ny ne fait pas par­tie des fa­vo­rites. L’ego en prend un pe­tit coup. J’ai­me­rais qu’elle soit au moins par­mi les douze fi­na­listes. Elle a de la re­te­nue, de la sim­pli­ci­té. Elle re­pré­sen­te­rait bien Miss France. » Cinq jours pour rê­ver.

« Il ne faut pas être pauvre pour faire

Miss France »

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