Quand le pré­sident ca­chait sa ma­la­die

Le Parisien (Paris) - - TÉLÉVISION ET MÉDIAS - FRANCE 2, DE­MAIN, 20 H 55 CA.D.

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su­jet. Illus­tré d’images d’ar­chives et de té­moi­gnages, ce nou­veau nu­mé­ro d’« Un jour, une his­toire » dé­cor­tique le men­songe d’Etat en­tre­te­nu par Fran­çois Mit­ter­rand sur son can­cer de la pros­tate diag­nos­ti­qué dès no­vembre 1981, six mois après son ar­ri­vée à l’Ély­sée.

té­moi­gnage fort. Fil rouge du do­cu­men­taire, le doc­teur Gu­bler, mé­de­cin per­son­nel de Mit­ter­rand, livre moult confi­dences : la ré­ac­tion de son illustre pa­tient à l’an­nonce du diag­nos­tic, son dé­ni de la ma­la­die mais aus­si les ruses pour ca­cher la vé­ri­té jus­qu’à ne lais­ser traî­ner ni

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com­presse ni se­ringue… « Tout était dans ma va­lise, dans de pe­tites boîtes puis brû­lé dans un four de la cli­nique où j’avais mes en­trées », dé­crit-il.

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mo­ments chocs. Lors d’un voyage en Al­le­magne en mai 1982, le doc­teur Gu­bler ra­conte avoir dû in­ter­ve­nir en ur­gence dans la nuit au­près de Fran­çois Mit­ter­rand, vic­time d’une em­bo­lie pul­mo­naire. Le len­de­main, rien n’y pa­rais­sait face aux jour­na­listes. Après l’été 1990, le pré­sident au­rait évo­qué son in­ten­tion d’aban­don­ner ses fonc­tions. « Il sem­ble­rait qu’il a même écrit sa lettre de dé­mis­sion », avance sa conseillère, Lau­rence Sou­det, qui dit l’avoir vu « hur­ler de dou­leur » après une re­chute en juillet de la même an­née.

point faible. Si les té­moi­gnages se re­coupent, dom­mage que les membres de la famille Mit­ter­rand ne se pro­noncent pas.

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Le can­cer de Fran­çois Mit­ter­rand avait été diag­nos­ti­qué en no­vembre 1981.

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