Qu’at­ten­dez-vous des po­li­tiques main­te­nant ?

Le Parisien (Paris) - - LE FAIT DU JOUR -

Tho­mas Erns­ter

étu­diant Mantes-la-Jo­lie (78) « Il faut prendre en compte le vote blanc dans les suf­frages ex­pri­més. Et se po­ser sé­rieu­se­ment la ques­tion du vote obli­ga­toire quand on voit l’im­por­tance de l’abs­ten­tion. Ar­rê­tons aus­si de n’avoir que des po­li­ti­ciens qui se connaissent tous, sou­vent sor­tis de la même pro­mo­tion. Qu’ils laissent donc la place à des gens d’ho­ri­zons dif­fé­rents et non is­sus des ap­pa­reils po­li­tiques tra­di­tion­nels. »

Guillaume Ra­vasse

en­sei­gnant Londres (Royaume-Uni) « Ce qui me frappe, c’est le manque de trans­pa­rence et de mo­rale en France. Quand un res­pon­sable com­met une faute, il doit en ti­rer les consé­quences et ne plus se re­pré­sen­ter comme c’est le cas dans les pays nor­diques, en Angleterre ou en Al­le­magne. Ce­la pren­dra sû­re­ment du temps tant on est éloi­gné de cette culture en France… Mais les Fran­çais at­tendent ce­la : une plus grande droi­ture des po­li­tiques. »

Da­niel Sal­va­ry

re­trai­té Verneuil-sur-Seine (78) « On doit d’abord lais­ser la place aux jeunes. Sar­ko­zy n’a tou­jours pas com­pris qu’on n’a pas vo­té Hol­lande, mais qu’on a vo­té contre lui… Alors, il s’ac­croche. Le pro­blème, c’est que la po­li­tique est de­ve­nue un mé­tier alors qu’avant, c’était une vo­ca­tion. Ré­sul­tat, on cu­mule pour ga­gner plus. Les po­li­tiques ti­re­raient aus­si avan­tage à être plus simples, plus proches de la réa­li­té des gens. »

Ahmed Ka­ci

sans pro­fes­sion Le Havre (76) « Il fau­drait chan­ger de Consti­tu­tion. Nous ne sommes plus vrai­ment en dé­mo­cra­tie, mais plu­tôt dans une plou­to­cra­tie di­ri­gée par l’ar­gent et une aris­to­cra­tie dé­gui­sée. J’ai tra­vaillé avec des élus, je sais ce que c’est. Tous les cinq ans, on nous donne le spec­tacle des élec­tions pour nous mon­trer qu’on a le choix. Mais ce n’est pas le cas. J’ai ar­rê­té de vo­ter il y a dix ans parce que je ne veux plus lé­gi­ti­mer ce sys­tème. »

Ma­ri­lyne Mou­ry

chef de ser­vice Ois­sy (78) « Qu’ils tiennent un peu leur pa­role et ar­rêtent les beaux dis­cours pour en­fin agir. C’est pour ce­la que le FN prend de l’am­pleur… Il faut que les po­li­tiques com­prennent que les gens ont en­vie d’un chan­ge­ment pro­fond dans leur fa­çon d’être et de faire. C’est le mes­sage clair de ces élec­tions. Le plus ef­frayant, c’est le nombre de jeunes qui ont vo­té FN. Si rien ne change vrai­ment, je crains pour la pré­si­den­tielle. »

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