Le sé­duc­teur est un bon man­geur

Le Parisien (Paris) - - SOCIÉTÉ - CH­RIS­TINE MATEUS

L’HOMO SA­PIENS, ver­sion mâle, a, au fil du temps, dé­ve­lop­pé dif­fé­rentes tech­niques de sé­duc­tion. Sou­rire, re­gard… voi­ci quelques exemples de sa stra­té­gie consciente pour ap­pâ­ter sa proie. Mes­sieurs, sa­chezle, il en existe une autre que des cher­cheurs amé­ri­cains viennent de ré­vé­ler et que vous em­ployez sans même vous en rendre compte. Il s’agit de votre com­por­te­ment à table et le fait est que vous man­gez beau­coup plus que de rai­son pour im­pres­sion­ner ces dames. Pour­quoi ? Pour prou­ver que vous êtes en bonne san­té et vi­ril.

Pen­dant deux se­maines, la consom­ma­tion de 105 adultes de sexe mas­cu­lin, âgés de 18 à 81 ans, a ain­si été mi­nu­tieu­se­ment ob­ser­vée par des cher­cheurs de l’uni­ver­si­té Cor­nell. Ces der­niers ont ain­si lâ­ché les vo­lon­taires dans un res­tau­rant ita­lien où ils pou­vaient man­ger piz­zas et sa­lades à vo­lon­té, sans sup­plé­ment de prix. La quatre-fro­mages, un fac­teur de sé­duc­tion ? Oui.

Se­lon l’étude, il ap­pa­raît que les mes­sieurs qui étaient at­ta­blés avec une ou plu­sieurs femmes man­geaient presque deux fois plus de piz­za (93 % très exac­te­ment) que ceux qui se trou­vaient à une table uni­que­ment com­po­sée d’hommes. Ce qui n’était pas le cas des femmes qui, quel que soit leur en­tou­rage, man­geaient les mêmes quan­ti­tés. Les hommes s’em­pif­frant en pré­sence de la gente fé­mi­nine man­geaient tou­te­fois 86 % de sa­lade en plus. La cau­tion « ali­ment sain » sans doute. Ces tra­vaux ont été ré­cem­ment pu­bliés dans « Evo­lu­tio­na­ry Psy­cho­lo­gi­cal Science ». « Ce­la sug­gère que les hommes ont ten­dance à se sur­ali­men­ter pour se mettre en avant. Cette ten­dance est aus­si pré­sente dans les com­pé­ti­tions de la plus grande quan­ti­té de nour­ri­ture in­gur­gi­tée aux­quelles par­ti­cipent presque ex­clu­si­ve­ment des hommes », ex­plique Ke­vin Knif­fin, l’au­teur de l’étude.

En fi­li­grane, le mes­sage en­voyé aux femmes par ces hommes est aus­si : « Je suis suf­fi­sam­ment fort pour sup­por­ter un ex­cès ali­men­taire. » Ces conclu­sions vont dans le même sens qu’une autre en­quête pa­rue en 2011 dans le « Jour­nal of Ap­plied Psy­cho­lo­gy » qui avait mon­tré que les hommes consom­maient un plus grand nombre de ca­lo­ries dans une ca­fé­té­ria en pré­sence d’une femme. Au­cune étude ne pré­cise tou­te­fois si la tech­nique porte ses fruits…

pen­dant la gros­sesse ac­croî­trait de 87 % le risque d’au­tisme pour l’en­fant, se­lon une étude ca­na­dienne pu­bliée hier aux Etats-Unis. Les cher­cheurs ont ana­ly­sé les don­nées mé­di­cales por­tant sur 145 456 gros­sesses dans la pro­vince de Qué­bec et ont sui­vi les en­fants de leur concep­tion à l’âge de 10 ans. nUNE CAM­PAGNE CONTRE L’HO­MO­PHO­BIE a été lan­cée hier par le mi­nis­tère de l’Edu­ca­tion à des­ti­na­tion des col­lé­giens, ly­céens et étu­diants*. Les jeunes peuvent s’adres­ser 7 jours sur 7 à un ser­vice d’écoute, au 0.810.203.040., une ligne ou­verte en 1997 pour ré­pondre aux per­sonnes qui s’in­ter­rogent sur leur sexua­li­té. *Edu­ca­tion.gouv.fr/contrel­ho­moph obie.

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