« Les rôles se sont in­ver­sés »

Le Parisien (Paris) - - SPORTS LIGUE DES CHAMPIONS - Pro­pos recueillis par SYL­VIE DE MACEDO

L’EX-CA­PI­TAINE des Blues (1998-2004) n’est pas fran­che­ment las­sé par ces confron­ta­tions à ré­pé­ti­tion — la 3e consé­cu­tive — entre le PSG et le club an­glais. Au­jourd’hui consul­tant pour BeIN Sports (qui re­trans­met­tra les deux matchs), Mar­cel De­sailly donne un lé­ger avan­tage à Pa­ris mais sans en­ter­rer son an­cienne for­ma­tion. Cette af­fiche vous ex­cite-t-elle en­core ? MAR­CEL DE­SAILLY. Bien sûr ! Ces confron­ta­tions sont tou­jours in­té­res­santes. En ter­mi­nant pre­mier de son groupe, Chel­sea se pen­sait à l’abri alors que le PSG, en tant que deuxième, es­pé­rait évi­ter cer­tains gros. Mais fi­na­le­ment, ce sont les Blues qui tombent sur un grand d’Eu­rope même s’il n’a pas en­core rem­por­té de tro­phée. Les rôles se sont in­ver­sés. Il se­ra in­té­res­sant de les ob­ser­ver l’un et l’autre dans ce re­gistre-là. Le PSG est donc fa­vo­ri ? Oui. Le rap­port de force plaide pour Pa­ris. La si­tua­tion de ces deux clubs dans leur cham­pion­nat res­pec­tif aus­si. Mais à tout mo­ment Chel­sea peut re­trou­ver son ani­ma­tion et son ef­fi­ca­ci­té of­fen­sive. Re­gar­dez son ef­fec­tif : Die­go Cos­ta, Fa­bre­gas, Os­car… On ne parle pas de n’im­porte qui. Chel­sea est pour­tant très mal en point en cham­pion­nat… Il est en dif­fi­cul­té, c’est vrai. Mais ce­la ne va pas du­rer. Il ne faut pas te­nir compte de la forme ac­tuelle de Chel­sea. Il va rec­ti­fier le tir d’ici à fé­vrier. D’au­tant plus qu’il va vou­loir briller en Ligue des cham­pions pour re­do­rer sa sai­son. Je m’at­tends à deux matchs très dis­pu­tés et tac­tiques au cours des­quels le PSG de­vra faire at­ten­tion dans sa ma­nière de dé­ve­lop­per son jeu face à une équipe qui, même conva­les­cente, peut se mon­trer dan­ge­reuse. Le PSG pos­sède-t-il un as­cen­dant psy­cho­lo­gique sur son ad­ver­saire après l’avoir éli­mi­né l’an der­nier ? Pour moi, ce­la ne marche pas sur des joueurs de ce ca­libre-là. La page est tour­née : les Blues ne pensent plus à cette éli­mi­na­tion. Ils sont juste conscients que le PSG est un gros d’Eu­rope qui s’est ren­for­cé avec l’ar­ri­vée de Di Ma­ria. Il n’y a pas d’as­cen­dant psy­cho­lo­gique. Est-ce un bon ti­rage pour le PSG ? Je pense que l’ad­ver­saire im­porte peu pour les Pa­ri­siens. Que ce soit Chel­sea, le Zé­nith ou un autre, ce­la ne les au­rait pas émus plus que ça. Ils ont un plan. Ils ont échoué jusque-là. Ils veulent à tout prix gra­vir les éche­lons pour ac­cé­der au der­nier car­ré. Les 17 points d’avance en L 1 sont-ils un avan­tage ou un han­di­cap en vue de cette confron­ta­tion ? Je fais par­tie de ces gens qui pensent que c’est un avan­tage. Les Pa­ri­siens ne vivent que pour la Ligue des cham­pions. Grâce à ce ma­te­las confor­table en Ligue 1, ils se­ront frais psy­cho­lo­gi­que­ment et phy­si­que­ment pour s’y consa­crer. J’ai vé­cu cette si­tua­tion avec l’AC Mi­lan. Lorsque la Ligue des cham­pions ar­ri­vait, ce n’était que du plai­sir, on était prêts à 100 %, sans être usés par les tra­cas do­mes­tiques du cham­pion­nat.

« Les Pa­ri­siens ne vivent que pour la Ligue des cham­pions »

QUES­TION

le­pa­ri­sien.fr

Le PSG est-il fa­vo­ri face à Chel­sea ?

(LP/Oli­vier Cor­san.)

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.