Louise re­part à l’at­taque

Le Parisien (Paris) - - LOISIRS ET SPECTACLES - EM­MA­NUEL MAROLLE

ILS ÉTAIENT CONTENTS d’être là. Et nous étions ra­vis de les ac­cueillir. Les trois membres de Louise At­taque ont scel­lé pu­bli­que­ment leurs re­trou­vailles, hier soir, dans le cadre de la soi­rée des Etoiles du « Pa­ri­sien » au Ca­ba­ret Sau­vage. Le groupe nous a of­fert quatre titres en live : les clas­siques « Ton in­vi­ta­tion » et « Viens je t’em­mène », et les tout nou­veaux tous beaux « Ano­ma­lie » et « Avec le temps », joués pour la pre­mière fois dans une salle de concerts, de­vant des cen­taines de spec­ta­teurs, avant la sor­tie d’un nou­vel al­bum mi-fé­vrier, le pre­mier de­puis dix ans.

« Dès que votre jour­nal nous a pro­po­sé de ve­nir, on a ac­cep­té, on connaît bien le Pa­ri­sien. Et ça nous in­té­res­sait de jouer quatre titres. Quand on sort un nou­vel al­bum, on a en­vie de dire oui à plein de choses et être dans une éner­gie po­si­tive », ex­pliquent les mu­si­ciens. Un en­thou­siasme com­mu­ni­ca­tif hier soir, in­tact de­puis les re­trou­vailles du groupe il y a un an. Le qua­tuor est de­ve­nu trio de­puis la dé­fec­tion du bat­teur, Alex Mar­graff. « Di­ver­gences de vues », ex­pliquent po­li­ment ses ex­ca­ma­rades Gaë­tan Rous­sel, le chan­teur, Ar­naud Sa­muel, le vio­lo­niste, et Ro­bin Feix, le bas­siste.

Un disque dense et am­bi­tieux

« On a d’abord dis­cu­té pen­dant des mois, puis on a dé­ci­dé de par­tir de Pa­ris dans des pe­tits lieux de ré­pé­ti­tion avec un pe­tit ma­té­riel d’en­re­gis­tre­ment, ex­plique Gaë­tan. On a vou­lu re­trou­ver l’es­prit du pre­mier al­bum où Ro­bin et moi on com­men- çait les mor­ceaux et puis Ar­naud les fi­nis­sait avec nous. Là, on en a fait à Londres, Ber­lin, le sud de la France, à Brigh­ton, où ha­bite Ro­bin. On a aus­si tra­vaillé à dis­tance en s’en­voyant des idées de mu­siques par mail. »

C’est ain­si qu’est né « Ano­ma­lie », disque dense, à la fois évident et am­bi­tieux, où Louise At­taque garde son es­prit d’ori­gine tout en em­bar­quant ses chan­sons dans des che­mins de tra­verse. Un bouillon­ne­ment né aus­si de cette drôle de fa­çon de main­te­nir ce groupe en vie, à dis­tance de­puis près de vingt ans. Ne leur par­lez pas de re­for­ma­tion. « On a tou­jours choi­si d’ap­pe­ler ça pause, plu­tôt que rup­ture. Quand on était cha­cun de notre cô­té, on avait tou­jours Louise en tête. » Et Louise re­part à l’at­taque.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.