Tous dingues de « Star Wars »

Avec 500 000 ti­ckets pré­ven­dus, la sor­tie en France du « Ré­veil de la Force » au­jourd’hui bat dé­jà des re­cords. La sa­ga créée en 1977 est un phé­no­mène de so­cié­té qui trans­cende les gé­né­ra­tions.

Le Parisien (Paris) - - LA UNE - RE­NAUD BA­RO­NIAN

« STAR WARS : LE RÉ­VEIL DE

LA FORCE », de JJ Abrams, avec Dai­sy Rid­ley, John Boye­ga, Adam Dri­ver, Har­ri­son Ford, Car­rie Fi­sher, Mark Ha­mill… Du­rée : 2 h 15. DIX ANS QU’ON L’AT­TEN­DAIT, le re­tour de la sa­ga in­ter­ga­lac­tique créée par George Lu­cas en 1977. Après moult ru­meurs et se­crets, « le Ré­veil de la Force », sep­tième opus de la sa­ga réa­li­sé par J.J. Abrams, sort en France au­jourd’hui, deux jours avant le reste du monde. Nous avons pu voir le film hier, et au­tant le dire tout de suite : c’est une belle réus­site, aus­si spec­ta­cu­laire qu’émou­vante, qui com­ble­ra tous ceux qui se sont un jour in­té­res­sés à cet uni­vers épique et fu­tu­riste. Re­vue de dé­tail, sans trop ré­vé­ler l’in­trigue.

sa­ga ori­gi­nelle res­sus­ci­tée. Avec « le Ré­veil de la Force », J.J. Abrams signe un re­tour à l’es­thé­tique et à la di­men­sion fa­mi­liale de la toute pre­mière tri­lo­gie. Le film se si­tue trente ans après « le Re­tour du Je­di », et conte com­ment un nou­vel ordre to­ta­li­taire do­mine la ga­laxie, face à quelques poches de ré­sis­tance. Il re­prend tous les codes de « la Guerre des étoiles » : pla­nètes dé­ser­tiques qui servent de ci­me­tières à des vais­seaux cra­shés, ro­bots brin­gue­ba­lant, per­son­nages vê­tus comme des Toua­regs qui ca­valent dans la pous­sière, gen­tils aliens et monstres in­quié­tants. Mais aus­si mys­tères au­tour des ori­gines de cer­tains per­son­nages, ver­ti­gi­neux com­bats spa­tiaux, sabres la­ser qui s’illu­minent comme des néons, en­vo­lées ma­giques et mys­tiques, et un méchant aus­si ef­frayant qu’im­pi­toyable : tout y est ! Presque trop par mo­ments, et c’est le seul pe­tit dé­faut du film, qui tire par­fois à l’hom­mage trop ap­puyé.

n Leia, Chew­bac­ca, Han So­lo, quel bon­heur. Quel plai­sir de re­trou­ver la prin­cesse Leia, le ro­bot R2D2, le grand singe Chew­bac­ca, et le mer­ce­naire de l’es­pace Han So­lo, in­ter­pré­té par Har­ri­son Ford. Ils ont bien vieilli, et ces per­son­nages my­thiques font of­fice, au-de­là de la nos­tal­gie, de pas­se­relle entre la tri­lo­gie ori­gi­nelle et celle qui dé­bute avec ce film. Ils ne jouent pas les uti­li­tés. Han So­lo, à l’écran du­rant une grosse moi­tié du film, a un rôle dé­ter­mi­nant dans l’in­trigue, et comme il ma­nie tou­jours aus­si bien l’hu­mour que les armes, ça n’est que du bon­heur.

nUne femme prend le pou­voir. Ce sep­tième épi­sode in­tro­duit plu- sieurs nou­veaux per­son­nages, par­mi les­quels Finn, sol­dat du camp to­ta­li­taire pas­sé du bon cô­té de la Force, et Ky­lo Ren, nou­veau su­per-méchant ter­ri­fiant, tor­tu­ré et vi­cieux qui suc­cède di­gne­ment à Dark Va­dor. Mais la ré­vé­la­tion a pour nom Rey : cette jeune pilleuse d’épaves, com­ba­tive, belle et re­belle, for­mi­da­ble­ment in­ter­pré­tée par Dai­sy Rid­ley, fait tout le sel de cette tri­lo­gie nais­sante. Le fait d’avoir choi­si une femme comme fi­gure cen­trale est un signe de chan­ge­ment d’époque. Et le film re­cèle, entre autres sur­prises, un bou­le­ver­se­ment énorme, un choc qui va se­couer les fans. Le film s’achève sur de telles pro­messes qu’on a dé­jà hâte d’être en 2017 pour voir le pro­chain vo­let.

TOM, 10 ANS ADRIEN, 30 ANS MA­RION, 21 ANS

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